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Dr David Malka

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Cancers digestifs
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Quels sont les signes, ou symptômes, qui peuvent alerter ?

Les cancers digestifs sont souvent à l’origine de peu de symptômes. Il faut consulter son médecin traitant lorsque surviennent certains signes, comme l’accentuation d’une constipation ou l’alternance d’épisodes de diarrhée et de constipation.
La survenue d’une anémie, c’est-à-dire d’une chute des globules rouges dans le sang, nécessite également de consulter son médecin-traitant.
Certaines douleurs abdominales peuvent faire craindre un cancer digestif. Dans tous les cas, le recours habituel est le médecin traitant, qui jugera ou non de l’intérêt de faire réaliser des explorations auprès, le plus souvent, d’un gastro-entérologue.

Quelles explorations sont faites pour rechercher un cancer digestif ?

Les examens principalement réalisés pour faire le diagnostic de cancer digestif sont :
  • L’endoscopie oeso-gastro-duodénale, un examen permettant d’explorer l’œsophage et l’ensemble de l’estomac grâce à une micro-caméra.
  • La coloscopie, permettant de visualiser l’intérieur du côlon grâce à une micro-caméra. Cet examen est réalisé sous anesthésie générale pour éviter les douleurs.
  • La coloscopie virtuelle, qui permet d’explorer la paroi du côlon par reconstruction informatique d’images obtenues par scanner et ainsi de détecter la présence de polypes.  
  • L’échographie abdominale et le scanner, afin d’examiner la cavité abdominale, en particulier le foie et la région pancréatique. Dans certains cas, l’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) permet d’affiner l’exploration du foie.
  • La TEP (Tomographie par émission de positons) ou le PET-scan (TEP couplée au scanner) peuvent s’avérer nécessaires en complément des explorations précédemment citées afin d’explorer l’ensemble du corps.

Le cancer du colon et du rectum

Qu’est-ce que le cancer du colon ?

Le cancer du colon est une transformation maligne d’une tumeur souvent initialement immune et qui naît dans le gros intestin (colon, rectum), de manière complètement silencieuse. Cette petite tumeur bénigne met environ 10 ans à se transformer en un véritable cancer. Il est donc possible de prévenir la survenue de ce cancer en diagnostiquant de manière précoce ces lésions précancéreuses, en les retirant lors d’un examen réalisé avec une micro-caméra introduite dans le tube digestif (coloscopie). Cet examen qui n’est pas douloureux car réalisé sous anesthésie permet de diagnostiquer tous les polypes et de les enlever si leur taille n’est pas trop importante. Si le cancer du colon est déjà développé, il est nécessaire de recourir à une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur et les ganglions adjacents.

Le cancer du colon est-il une tumeur fréquente ?

Oui, le cancer du colon est une tumeur fréquente puisque l’on estime que le nombre de nouveaux cas par an en France est de l’ordre de 38 000. 60 % environ de ces patients vont guérir de leur cancer, mais il sera parfois nécessaire de mettre en œuvre des traitements multiples combinant la chirurgie et la chimiothérapie.

Quels sont les signes qui doivent alerter et pousser à consulter son médecin généraliste ?

  • la présence de sang dans les selles ;
  • les troubles du transit (constipation ou diarrhées ou alternance) ;
  • des crises abdominales douloureuses.
Plus rarement :
  • une augmentation du volume de l'abdomen ;
  • un amaigrissement inexpliqué.
Ainsi que les critères de prédispositions génétiques décrits ci-dessous.

Qui est à risque de cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une maladie exceptionnelle avant l’âge de 50 ans, au-delà, le risque de survenue augmente nettement. Les cancers colorectaux qui apparaissent avant l’âge de 50 ans sont le plus souvent dus à une prédisposition génétique.
Le risque de cancer colorectal peut être classé en 4 niveaux :
  • Risque faible : moins de 50 ans n’ayant aucune pathologie colorectale prédisposante et n’ayant aucun antécédent personnel ou familial favorisant ;
  • Risque moyen : plus de 50 ans, sans antécédent particulier ;
  • Risque élevé : les personnes ayant un antécédent personnel ou familial favorisant ;
  • Risque très élevé : personne présentant une anomalie génétique responsable soit de la polypose rectocolique familiale, soit du syndrome de prédisposition héréditaire au cancer colorectal sans polypose.
Du niveau de risque dépendent les stratégies de dépistage, de surveillance et de traitement.

Existe-t-il une consultation spécialisée pour les personnes à risque élevé ? 

Gustave Roussy a mis en place depuis plusieurs années des consultations d’oncogénétique pour les personnes à risque élevé ou très élevé de cancers colorectaux. Cette consultation permet d’obtenir un avis sur la surveillance et la prise en charge spécifique des patients jeunes atteints d’une prédisposition au cancer du côlon. Elle permet également de définir les modalités de suivi des membres de la famille du patient.
Les personnes concernées sont :
  • celles ayant dans leur famille proche au moins un personne atteinte d’un cancer colorectal avant 50 ans et une seconde personne atteinte d’un cancer du côlon ou du rectum, ou de l’intestin grêle, ou de la vésicule biliaire, ou des voies urinaires, ou du système nerveux central ou de l’ovaire, ou de l’endomètre, ou un cancer dit kératoacanthome ou un adénome des glandes sébacées ;
  • celles ayant dans leur famille au moins 3 personnes atteintes d’un cancer colorectal sur 2 générations successives dont 1 avant 50 ans ;
  • celles atteintes d’un cancer colorectal avant 40 ans ;
  • celles dont certains membres de la famille sont atteints de Polypose Adénomateuse Familiale ;
  • celles dont certains membres de la famille sont atteints du syndrome de Lynch (ou Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer).
Pour ces personnes, une surveillance particulière est préconisée et spécifique à chaque cas.

Comment est fait le diagnostic ?

Le diagnostic de cancer du côlon est fait, hors contextes d’urgence, par des biopsies réalisées au cours d’une coloscopie. En cas de cancer du rectum, le diagnostic est évoqué par le toucher rectal et/ou la rectoscopie, et confirmé par des biopsies.

La coloscopie

Une coloscopie est l’examen endoscopique du côlon. Elle permet l’exploration visuelle de l’intérieur du côlon, grâce à une micro-caméra située à l’extrémité d’un tuyau flexible et reliée à un écran.
Cet examen est réalisé sous anesthésie générale légère, il n’est donc pas douloureux et peut se faire en hôpital de jour le plus souvent.
Une bonne préparation du côlon par une « purge » avant l’examen, est indispensable.
- trois jours auparavant, un régime sans fibres ni résidus est prescrit. Il permet de limiter la quantité des matières fécales ;
- la veille, la purge se fait par absorption de 3 à 4 litres d’une préparation pour évacuer toutes les matières fécales (le volume de solution à boire dépend du protocole, il peut être fractionné entre la veille et le matin de l’examen).
Si la coloscopie ne révèle rien d’anormal malgré un Hémoccult positif, il s’agit d’un « faux positif ». Si des lésions sont observées lors de la coloscopie, des prélèvements seront faits : soit ce sont des polypes et si leur taille le permet, ils seront retirés pendant la coloscopie, soit les lésions sont plus importantes et seuls des prélèvements de tissus seront effectués pendant la coloscopie. Si le cancer du côlon est déjà développé, il est nécessaire de recourir à une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur et les ganglions adjacents. L’analyse des polypes ou autres tissus prélevés déterminera si ces tissus sont sains, pré-cancéreux ou cancéreux.

La coloscopie virtuelle

La coloscopie virtuelle est un examen qui a pour but de détecter la présence de polypes dans le côlon. Cet examen repose sur le scanner et le traitement informatisé des images, qui permettent d’obtenir des représentations tridimensionnelles du côlon, simulant ainsi les images obtenues par coloscopie.

L'examen est réalisé sans introduction d'un endoscope (= tuyau) dans le côlon, et ne requiert ni anesthésie générale, ni injection intraveineuse, ni hospitalisation.

En cas d'anomalie détectée par la coloscopie virtuelle, il sera nécessaire de réaliser une coloscopie. Dans la mesure du possible, la coloscopie sera faite dans le même temps, pour éviter de répéter la préparation du colon.

  • Comment se déroule l’examen ?

- Avant l’examen :
Une bonne préparation du côlon est indispensable afin de bien nettoyer les parois et de ne pas confondre des matières avec un polype. Cette préparation requiert une bonne coopération de la part du patient : certains aliments doivent être évités pendant les 24 heures précédant l’examen et un laxatif sera prescrit la veille au soir.
- Pendant l’examen :
Afin d’obtenir une bonne visualisation du côlon, une insufflation de CO2 est nécessaire. Celle-ci se fait à l’aide d’une fine sonde intra-rectale, dont la mise en place est totalement indolore.L’examen dure ensuite environ 10 minutes.
- Après l’examen :
La sonde rectale est retirée, un inconfort intestinal léger et de courte durée est parfois observé. Le patient peut rentrer à domicile immédiatement et reprendre une alimentation normale.

  • Quels sont les risques liés à cet examen ?

Il existe un risque théorique de perforation de la paroi digestive. On ne réalisera donc pas cet examen chez des patients présentant une inflammation chronique des intestins (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique), ni chez des patients ayant passé une coloscopie optique avec réalisation de biopsie dans les 15 jours précédents.

Avec les techniques actuelles, aucune perforation n’a été décrite.


Avant toute décision thérapeutique, d’autres examens sont à réaliser pour apprécier l’importance de la tumeur et son extension locale, pour rechercher l’existence de métastases et évaluer l’état général du patient :
  • lors d’un cancer du côlon, une échographie ou un scanner abdominal et une radiographie du thorax ;
  • lors d’un cancer du rectum, mêmes examens avec en plus une échographie endo-rectale ou une IRM.
Un bilan physique (examens cliniques, prélèvements sanguins, ECG) et psychologique est indispensable.

Quelles sont les modalités de traitement ?

Le pronostic d’évolution des cancers colorectaux détectés à un stade précoce, avec une extension limitée dans la paroi du côlon, est très bon puisque le taux de survie à 5 ans est de 90%.
Le choix du traitement dépend du stade, de la localisation du cancer et de l’état général du patient.

1. La chirurgie
La chirurgie représente le principal traitement du cancer colorectal. L’intervention consiste à enlever le segment de côlon concerné. S’il s’agit d’un cancer rectal, le chirurgien réalise l’ablation du rectum en préservant si possible le sphincter anal.
La chirurgie par cœlioscopie donne des résultats similaires à la chirurgie classique. Elle consiste à introduire une micro-caméra et les instruments par plusieurs petites incisions.
Dans certains cas, une colostomie peut-être nécessaire, il s’agit d’une ouverture réalisée au niveau du ventre permettant une évacuation des selles dans une poche située à l’extérieur du corps. Elle peut-être provisoire lorsqu’elle est réalisée pour protéger la suture.

2. La radiothérapie
Elle est essentiellement utilisée en cas de cancer du rectum. Elle précède en général la chirurgie et est souvent associée à une chimiothérapie. Elle a essentiellement pour but de diminuer le risque de récidive locale.

3. La chimiothérapie
Après chirurgie, une chimiothérapie complémentaire peut être proposée si la tumeur a envahi les ganglions de voisinage. En l’absence d’atteinte de ces ganglions, elle est discutée au cas par cas.
Les principales molécules utilisées sont des médicaments mis sur le marché ces dix dernières années. Le médicament de référence reste un ancien médicament, le 5-fluorouracile ou 5FU. Ce produit administré par voie intraveineuse peut être parfois remplacé par la capécitabine qui se donne sous forme de comprimés. Les résultats du 5FU ont d’abord été améliorés par l’adjonction d’acide folinique qui agit comme stimulant de l’efficacité du 5FU sur la cellule tumorale sans être une molécule de chimiothérapie. Puis, il y a dix ans, les résultats de cette association 5FU + acide folinique ont encore été améliorés par l’adjonction soit d’irinotecan (protocole Folfiri), soit d’oxaliplatine (protocole Folfox).
Ces molécules de chimiothérapie entraînent des effets secondaires, qui peuvent néanmoins être réduits grâce à l’utilisation de médicaments préventifs des vomissements, à la prise rapide d’anti-diarrhéiques, etc.
 
4. Les thérapies ciblées
Les thérapies ciblées sont des médicaments anticancéreux bloquant un mécanisme précis de la cellule cancéreuse. Deux grands types sont utilisés dans le traitement du cancer colorectal :
- les anti-angiogéniques, qui bloquent la formation des nouveaux vaisseaux dans et autour de la tumeur ;
- les anti-récepteurs à l’Epidermal Growth Factor qui empêchent la tumeur de proliférer.

Peut-on traiter des métastases de cancer du colon ?

Oui, il est possible de traiter des métastases de cancer du colon en particulier lorsque les métastases sont situées au niveau du foie et en nombre relativement limité. Il est souvent possible, après chimiothérapie, de proposer leur ablation chirurgicale. Ces traitements permettent d’espérer des pourcentages de survie importants. Les métastases de cancer du colon au niveau de l’enveloppe des intestins (le péritoine) peuvent être également traitées, en particulier par chirurgie, suivie de l’administration, pendant l’opération, d’une chimiothérapie chauffée au niveau du foie. Ce type de traitement, qui a tout particulièrement été développé à Gustave Roussy, est susceptible d’entraîner une guérison de ces métastases dans près de la moitié des cas. Il ne peut cependant être proposé dans toutes les circonstances, raison pour laquelle une évaluation très précise de la situation avant décision thérapeutique doit être faite ainsi qu’une consultation auprès d’un chirurgien qui vous expliquera les avantages et les inconvénients de ce type de technique.

Quel type de chimiothérapie utilise-t-on dans le cancer du colon ?

Les principales molécules utilisées sont des médicaments mis sur le marché ces dix dernières années. Le médicament de référence reste un ancien médicament, le 5-fluorouracile ou 5FU. Ce produit administré par voie intraveineuse peut être parfois remplacé par la capécitabine qui se donne sous forme de comprimés. Les résultats du 5FU ont d’abord été améliorés par l’adjonction d’acide folinique qui agit comme stimulant de l’efficacité du 5FU sur la cellule tumorale sans être une molécule de chimiothérapie. Puis, il y a dix ans, les résultats de cette association 5FU + acide folinique ont encore été améliorés par l’adjonction soit d’irinotecan (protocole Folfiri), soit d’oxaliplatine (protocole Folfox).
Ces molécules de chimiothérapie entraînent des effets secondaires à type de nausées, vomissements, diarrhée, perte de poids, aphtes dans la bouche, perte des cheveux (dans 40% des cas avec l’irinotecan, moins avec l’oxaliplatine), fourmillements des extrémités avec l’oxaliplatine. Néanmoins ces effets secondaires peuvent être réduits grâce à l’utilisation de médicaments préventifs des vomissements, à la prise rapide d’anti-diarrhéiques, etc.

Les tumeurs neuro-endocrines

Qu’est-ce qu’une tumeur neuro-endocrine ?

Une tumeur neuro-endocrine, ou endocrine, est une tumeur relativement rare (environ 1000 nouveaux cas par an en France). Ce type de tumeur peut naître de cellules situées dans quasiment toutes les régions du corps.
Les tumeurs endocrines digestives prennent naissance au niveau du pancréas ou du petit intestin (intestin grêle). Leurs caractéristiques sont très particulières ; leur vitesse de croissance, notamment, est relativement lente, ainsi il y a souvent alternance de phases de traitement et de phases d’observation sans traitement, y compris en cas de maladie métastatique.
En cas de tumeur localisée, le traitement de référence reste l’intervention chirurgicale.

Pourquoi une prise en charge spécifique est-elle organisée à Gustave Roussy ?

Compte-tenu de leurs caractéristiques particulières, ces tumeurs rares nécessitent une prise en charge très spécialisée. Gustave Roussy dispose d’une expertise unique de ces tumeurs rares et des compétences nécessaires à une prise en charge optimale : gastro-entérologie, cancérologie médicale, endocrinologie, imagerie médicale, chirurgie digestive, imagerie interventionnelle, pathologie, biologie.
Un Réseau des Tumeurs Endocrines a été créé. Des concertations mensuelles consacrées aux patients atteints de ces tumeurs rares et aux décisions thérapeutiques qui les concernent sont organisées une fois par mois.

Le cancer du pancréas

Qu’est-ce qu’un cancer du pancréas ?

Un cancer du pancréas est le plus souvent un adénocarcinome. Il s’agit d’une tumeur développée à l’intérieur de la glande pancréatique, aux dépens des cellules des canaux destinés à recueillir les sucs pancréatiques et à les conduire vers le tube digestif. Cette tumeur se manifeste souvent, au départ, par la survenue de douleurs abdominales ou par des épisodes de blocage soit au niveau de la voie biliaire, responsables d’une jaunisse, soit au niveau du tube digestif, responsables de vomissements. Les malades présentent souvent un amaigrissement rapide.

Quels sont les traitements ?

En cas de cancer du pancréas localisé, le traitement de référence reste l’intervention chirurgicale, le plus souvent suivie d’un traitement complémentaire de type chimiothérapie.
En cas de maladie plus avancée, peuvent être proposées soit une radio-chimiothérapie, soit une chimiothérapie seule.
Des progrès récents ont été faits pour la prise en charge de ces patients. L’adjonction de molécules innovantes (thérapie ciblée comme l’erlotinib) vient de montrer son intérêt dans certains cas.

Des nouveaux traitements peuvent-ils être proposés à Gustave Roussy dans le cadre d’essais cliniques ?

Le Comité Digestif de Gustave Roussy participe activement aux nouveaux développements thérapeutiques permettant d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer du pancréas. De nombreux essais cliniques sont en cours : des associations de traitements innovantes, et de nouvelles molécules très récentes peuvent ainsi être proposées aux patients.

Le cancer de l'estomac

Qu’est-ce qu’un cancer de l’estomac ?

Un cancer de l’estomac est un cancer développé aux dépens de revêtement de l’intérieur de l’estomac (la muqueuse). Ce cancer est favorisé par une alimentation riche en sel et par certains composés présents dans l’eau, ainsi que par la présence d’un germe dans l’estomac (Helicobacter pylori). Une grande proportion de la population française est porteuse de ce germe. Pour des raisons qui restent inconnues, Helicobacter pylori peut dans certains cas être à l’origine d’une usure du revêtement de l’estomac, qui peut ensuite se transformer et donner naissance au cancer. Il n’y a pas de moyen particulier de prévenir ce cancer en dehors de restrictions sur l’usage du sel. Le nombre de nouveaux cas liés à ce cancer diminue chaque année, en particulier grâce aux progrès des méthodes de conservation (il vaut mieux consommer des produits surgelés que des conserves).

Quel est le traitement du cancer de l’estomac ?

Lorsque le cancer de l’estomac est localisé et de petite taille, le traitement habituellement proposé est une intervention chirurgicale seule. S’il est localisé et de taille plus importante, l’intervention chirurgicale est précédée et suivie de chimiothérapie. Un traitement complémentaire est parfois recommandé après l’intervention chirurgicale. Il associe de la radiothérapie (rayons) et de la chimiothérapie administrée par voie intra-veineuse.

En présence de métastases, le traitement habituellement recommandé est la chimiothérapie administrée par voie intra-veineuse

Le cancer de l'anus

Qu’est-ce que le cancer de l’anus ?

Le cancer de l’anus est un cancer développé aux dépens de l’extrémité du tube digestif à savoir le canal anal lui-même, qui est entouré par un muscle responsable de la continence anale. Ce cancer est responsable de saignements, de douleurs anales, en particulier au passage des selles, mais ces signes sont peu différents de ceux observés lors de pathologies anales bénignes telles que des poussées hémorroïdaires. Il est donc nécessaire de consulter un médecin si ces signes apparaissent, afin d’avoir la certitude du diagnostic d’hémorroïdes et de ne pas négliger une pathologie plus sévère. Il est d’autant plus important de diagnostiquer le cancer du canal anal à un stade relativement précoce, qu’il est possible de guérir cette maladie si elle n’est pas trop avancée en évitant la chirurgie grâce à l’utilisation d’une combinaison de radiothérapie et de chimiothérapie.


Page modifiée le 13/09/2013 Haut de page Imprimer la page
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