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Responsable
Pr Karim Fizazi
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urologie@igr.fr
Cancer de la prostate
prise en charge
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme,
avec plus de 40 000 nouveaux cas par an en France. Il s'agit le plus
souvent d'un cancer d'évolution lente. Il peut être totalement
silencieux ou responsable de signes urinaires tels qu'une difficulté à
uriner ou une envie plus fréquente.
Le cancer de la prostate est souvent suspecté devant une élévation de la concentration de l'Antigène Prostatique Spécifique (PSA) dans le sang.Cependant, seul l'examen au microscope de biopsies de la prostate permet d'affirmer le diagnostic de cancer.
L'agressivité du cancer est déterminée principalement par trois
facteurs : l'extension du cancer (localisé dans la prostate ou
débordant la prostate, étendu aux ganglions ou dans d'autres organes),
l'agressivité des cellules cancéreuses vues au microscope (score de
Gleason : de 2 a 10) et le taux de PSA dans le sang.
Cancer de la prostate localisé : une offre thérapeutique large et personnalisée
Il existe plusieurs moyens pour traiter un cancer de la prostate
- La chirurgie consiste à enlever la prostate et les vésicules séminales (prostatectomie radicale)
- La radiothérapie externe : rayons envoyés par une
machine à l'extérieur du corps par des faisceaux d'irradiation
convergeant dans la prostate. Elle s'effectue sous forme de courtes
séances chaque jour, pour une durée totale de traitement de 7 à 8
semaines
- La curiethérapie
Deux techniques sont actuellement proposées à Gustave Roussy :
-
le traitement classique par petits grains radioactifs implantés de
manière permanente dans la prostate à l'aide d'aiguilles sous
anesthésie générale
- le traitement par haut-débit, qui consiste à
introduire temporairement des cathéters dans la prostate, dans lesquels
une microsource d'Iridium 192 délivre des doses radioactives très
élevées. Ce traitement est généralement prévu en deux séances,
préalablement à une radiothérapie externe.
- Les traitements par médicaments reposent sur l'utilisation de :
- l'hormonothérapie (analogues de la LH-RH : administrés par injection tous les 3 mois ou anti-androgènes périphériques administrés par la bouche).
- la chimiothérapie, administrée le plus souvent par voie veineuse.
Si le traitement est le plus souvent nécessaire, celui-ci est rarement
urgent. Le patient peut dans certains cas avoir le choix entre
plusieurs types de traitements. Il est donc important de prendre le
temps de comprendre les différents traitements et leurs effets
secondaires. C'est l'objectif de la consultation d'accueil
, qui vous sera proposée.
La consultation d'accueil
Si vous avez un cancer de la prostate
localisé, vous serez vu en consultation par un cancérologue expert du
de la prostate. Si vous le souhaitez, vous pourrez être vu par un
cancérologue et par un chirurgien urologue. Ceux-ci vous expliqueront
les différents traitements qui pourront vous être proposés, leurs
avantages et leurs effets secondaires.
Rechute biochimique isolée
Le patient en rechute biochimique isolée (réascension du taux de PSA) après chirurgie est traité soit par une radiothérapie de rattrapage sur la loge de prostatectomie, soit par une hormonothérapie
: différents essais thérapeutiques sont en cours à ce sujet et pourraient vous être proposés.
Après radiothérapie externe et après curiethérapie, le patient en rechute biochimique est traité en fonction de la vitesse de la réascension du taux de PSA : une hormonothérapie ou une simple surveillance peuvent être proposés.
> Voir les essais cliniques en coursCancer de la prostate métastatique
Le plus souvent les métastases de cancer de la prostate se situent au niveau des ganglions lymphatiques et de l'os.
Les métastases correspondent à des cellules tumorales fabriquées au
niveau de la prostate et qui sont allées se loger dans d'autres organes
en étant véhiculées soit par le sang soit par les canaux lymphatiques.
Le traitement initial des métastases de cancer de la prostate repose sur un traitement hormonal qui a pour objectif premier de faire baisser le taux de testostérone (hormone mâle) dans le sang. Ce traitement hormonal
repose soit sur des injections de médicaments par voie sous-cutanée ou
intra-musculaire (tous les mois ou tous les trois mois), soit sur une
intervention chirurgicale portant sur les testicules. Un traitement
sous forme de comprimés anti-hormonaux (les anti-androgènes
périphériques) peut être associé.
Quant la maladie résiste au traitement hormonal, plusieurs mesures vont être discutées
- Soit une modification du traitement hormonal
- Soit une chimiothérapie utilisant le Docetaxel, au besoin renforcée par l'Estramustine
- Soit l'utilisation d'un traitement à visée osseuse sous forme de perfusion intra-veineuse mensuelle (acide zolédronique)
Par ailleurs de nombreux médicaments prometteurs sont disponibles dans cette situation, dans le cadre d'études menées à Gustave Roussy.