Clinical Trials

Clinical Trials

Thyroid cancers and other neuro endocrine tumours

Tumeurs neuro-endocriniennes pulmonaires

Titre de l'étude: 
SPINET - Etude de phase 3, prospective, multicentrique, randomisée, en double aveugle, évaluant l'efficacité et la sécurité de l'association Lanréotide autogel/ depot 120 mg-meilleur traitement de soutien par rapport à l'association placebo-meilleur traitement de soutien pour le contrôle tumoral chez des sujets atteints de tumeurs neuro-endocriniennes pulmonaires bien différenciées, typiques ou atypiques, métastatiques et/ou non résécables.
Numéro de l'étude: 
CSET 2411
Médecin investigateur: 
Dr Eric BAUDIN
Indication: 
Tumeurs neuro-endocriniennes pulmonaires
Description: 

Etude SPINET

Le protocole SPINET évalue chez les patients atteints d’une tumeur neuroendocrine carcinoïde bronchique évoluée non opérable le bénéfice d’un traitement par Lanréotide 120 mg par mois en injection sous-cutanée profonde. Ce protocole est une étude randomisée (dite de phase III)  au sein de laquelle les patients reçoivent après tirage au sort soit, le traitement par Lanréotide (2 patients sur 3) soit, le un traitement par placebo (1 patient sur 3). L’effet du traitement sera jugé sur le ralentissement de la progression mesurée chaque 3 mois par Scanner et IRM. A progression de la maladie, l’ensemble des patients bénéficieront du traitement par Lanréotide s’il est toujours jugé intéressant par le médecin référent à ce moment-là.

Dans le cadre de ce protocole sont prévues des évaluations cliniques, la réponse à des questionnaires sur la qualité de vie, des prises de sang lors du bilan initial, à 1 mois puis chaque 3 mois et enfin un bilan morphologique par scanner thoraco-abdominal et/ou IRM de l’abdomen chaque 3 mois. Une scintigraphie des récepteurs de la somatostatine ainsi qu’un électrocardiogramme et une échographie abdominale seront pratiqués au début de la prise en charge pour vérifier l’état de la vésicule biliaire, de la fonction cardiaque et la qualité de la fixation des récepteurs du médicament utilisé sur la tumeur.

Le lanréotide est un traitement hormonal dont l’effet est médié par une action antiproliférative sur les cellules tumorales via son action sur les récepteurs de la somatostatine présent à la surface des cellules tumorales  mais aussi par une diminution des facteurs de croissance stimulant la tumeur. Ce traitement bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché pour les tumeurs de même nature mais de point de départ digestif. Il s’agit donc d’un traitement bien connu des médecins. En effet, en plus de son effet antitumoral, ce traitement est utilisé depuis de plus de 20 ans pour le contrôle des effets cliniques des sécrétions hormonales de ces tumeurs. Les effets secondaires attendus sont mineurs de type ballonnement abdominal, diarrhées, spames digestifs le plus souvent et rarement des cailloux dans les voies biliaires.

Cette étude si elle est positive permettra de valider, pour la première fois dans les tumeurs neuroendocrines carcinoïdes bronchiques évoluées, le bénéfice dans le contrôle de la progression tumorale de la prescription du Lanréotide 120 mg par mois.