Clinical Trials

Clinical Trials

Early clinical trials

Essai précoce mélanome

Titre de l'étude: 
CHLORO-TRAM-MEL : Etude de phase I/II évaluant la tolérance d'un traitement par hydroxychloroquine associé au tramétinib dans le mélanome NRAS muté métastatique ou localement avancé non résécable après échec d'une immunothérapie.
Numéro de l'étude: 
CSET 3163
Médecin investigateur: 
Pr Caroline ROBERT
Indication: 
Mélanome
Description: 

L’objectif de cette étude est d’évaluer si l’ajout d’un inhibiteur de l’autophagie (hydroxychloroquine) à un inhibiteur de MEK (tramétinib) est tolérable et si cette combinaison est efficace chez les patients qui ont un mélanome métastatique ou non opérable NRAS muté après échec ou intolérance d’un traitement par une immunothérapie.

Le tramétinib est un inhibiteur de MEK utilisé en routine en association avec le dabrafenib pour traiter les patients avec un mélanome BRAF muté (autre mutation génétique possible pouvant induire un mélanome). Il a l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France pour cette indication depuis 2014 où il est utilisé couramment par les onco-dermatologues.
Utilisé seul chez les patients avec un mélanome NRAS muté, les études ont montré une efficacité partielle encourageante mais insuffisante c’est pourquoi il est fondamental de trouver des solutions pour améliorer son efficacité.

L’hydroxychloroquine est un inhibiteur de l’autophagie qui est utilisé en France en routine depuis 1997 pour le traitement notamment de maladies inflammatoires. C’est un médicament très bien toléré par les patients qui est également très souvent prescrit par les dermatologues.
L’autophagie est un processus biologique qui permet à la cellule tumorale de recycler ses propres constituants pour pouvoir les réutiliser comme nutriments. Il a été montré que l’activation de l’autophagie diminue l’efficacité des inhibiteurs de MEK dans le mélanome NRAS muté.

Ces deux médicaments se prennent tous les jours par voie orale.

A Gustave Roussy, nous participerons à la phase II de l’étude dans laquelle 19 à 22 patients seront inclus et traités à la dose déterminée dans la phase 1. La phase II est destinée à mieux définir la tolérance et la sécurité de la dose choisie en phase I.