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Le 1er juin

ASCO 2015 - Cancers féminins

Deux communications présentent des avancées pour les femmes atteintes d’un cancer du sein ou de l’ovaire au congrès de l’ASCO.

Le Dr Alexandra Leary a présenté le samedi 30 mai des travaux de l’impact d’une chimiothérapie sur des tumeurs de l’ovaire et son apport à la définition de la meilleure stratégie d’élimination des cellules résiduelles.

Le Dr Suzette Delaloge est l’investigatrice principale française d’ExteNET, grande étude internationale de phase III d’enregistrement présentée en communication orale le lundi 1er juin, qui montre une importante diminution du risque de rechute en situation adjuvante chez des femmes atteintes de cancers du sein Her2+.

CANCER DE L'OVAIRE
Comment déterminer la meilleure stratégie thérapeutique après une chimiothérapie

La prise en charge d’un cancer de l’ovaire à un stade avancé repose sur une chimiothérapie aux sels de platine en complément de la chirurgie. La démarche actuelle consiste à analyser la tumeur au moment du diagnostic. Les taux de réponse sont élevés (80%) mais, malheureusement, la majorité des patientes rechutent à cause du développement d’une résistance au traitement.

Le Dr Alexandra Leary, oncologue au sein du Département de Médecine Oncologique de Gustave Roussy, s’est intéressée aux effets de la chimiothérapie sur des tumeurs de l’ovaire afin de mieux caractériser les cellules qui échappent à la chimiothérapie. Les résultats de l’étude présentée le samedi 30 mai ont porté sur l’identification d’altérations génétiques et les changements opérés sur l’infiltrat immunitaire (qui permet d’évaluer le recrutement du système immunitaire au niveau de la tumeur) de tumeurs de l’ovaire suite à une chimiothérapie avant la chirurgie (néo-adjuvante).

Le Dr Alexandra Leary a démontré que la chimiothérapie impactait le profil génomique tumoral, notamment au niveau de gènes impliqués dans la réparation des dommages induits par la chimiothérapie, et que des cibles potentielles du type BRAF ou RAS étaient surexprimées dans la tumeur post chimiothérapie. De plus, la chimiothérapie peut augmenter l’infiltrat immunitaire au sein de la tumeur. L’étude de l’impact sur l’expression de PD-L1 est en cours. Ces informations pourraient justifier dans le futur des traitements à introduire, après la chimiothérapie, une immunothérapie ou une thérapie ciblée pour éradiquer les cellules cancéreuses résiduelles qui pourraient induire des rechutes.

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CANCER DU SEIN
Une thérapie ciblée diminue les risques de rechute en phase précoce chez des femmes atteintes de cancer du sein Her2-positif

Le Dr Suzette Delaloge, oncologue au sein du Département de Médecine Oncologique et Chef du comité de pathologie mammaire de Gustave Roussy, a mené en France l’étude ExteNET. Cette étude internationale multicentrique randomisée de phase III a inclus au total 2 821 patientes atteintes d’un cancer du sein agressif mais localisé exprimant le récepteur HER2.

Le neratinib, inhibiteur de tyrosine kinase pan-HER, a été administré pendant 1 an en adjuvant tardif à ces femmes traitées selon les meilleurs standards actuels mais dont le cancer demeure à risque de rechute. Les patientes seront suivies pendant 5 ans. Les premiers résultats, très positifs, après deux années de suivi, démontrent une diminution importante du risque de rechute invasive (critère principal de l’étude). Il s’agit de la première preuve de concept qu’un inhibiteur de tyrosine kinase est capable potentiellement d’augmenter les taux de guérison en phase précoce et pas seulement de prolonger la survie d’un cancer en phase avancée. 

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