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Essais cliniques

Les essais cliniques

Cancers digestifs

Adénocarcinome pancréatique résécable

Titre de l'étude: 
PANACHE PANACHE - PRODIGE 48 Essai de phase II multicentrique randomisé évaluant l'intérêt d'une chimiothérapie néoadjuvante par FOLF(IRIN)OX dans les adénocarcinomes pancréatiques résécables.
Numéro de l'étude: 
CSET 2554
Médecin investigateur: 
Dr Diane GOERE
Indication: 
Pancréas
Description: 

Le cancer du pancréas (ou adénocarcinome) est diagnostiqué chez plus de 9100 personnes par an et responsable de plus de 9500 décès par. Il s’agit donc d’un cancer grave, de pronostic sombre malgré les traitements actuels pouvant intégrer la résection chirurgicale, une chimiothérapie et une radiothérapie.

Après les résultats d’un essai thérapeutique rapporté en 2011, le protocole de chimiothérapie associant du 5FU, de l’Irinotecan et de l’oxaliplatine (FOLFIRINOX) est devenu le standard thérapeutique chez les patients ayant un cancer du pancréas métastatique et par conséquent non opéré, car ce protocole permettait d’augmenter la survie en comparaison aux autres types de chimiothérapie. Par la suite, il a donc été réalisé un autre essai thérapeutique donc le but était d’évaluer le bénéfice de cette association de chimiothérapie par FOLFIRINOX après résection d’un cancer du pancréas. Les résultats de cet essai ne sont pas encore disponibles. Il est possible que cette association de chimiothérapie en postopératoire permettent d’améliorer les résultats du traitement chirurgical, mais le problème est que nombre de patients ne pourront pas recevoir cette chimiothérapie en postopératoire, en raison de l’état de fatigue ou de la survenue de complications après pancréatectomie.

Par conséquent, il est intéressant d’évaluer le bénéfice potentiel d’une association de chimiothérapie, pour laquelle l’efficacité a été démontrée, chez les patients ayant un cancer du pancréas localisé, accessible à une résection complète, avant l’intervention chirurgicale. Cette chimiothérapie préopératoire pourrait ainsi permettre de traiter la maladie occulte, non visible sur les examens mais déjà présente, de diminuer la taille de la tumeur pancréatique et ainsi d’augmenter le taux de résection complète, et d’éviter une chirurgie lourde chez les patients qui développeraient des métastases en cours de chimiothérapie.

Le but de cette étude multicentrique française, de phase 2, randomisée, est d’évaluer l’efficacité et la tolérance de ce traitement administré en préopératoire (survie à 12 mois et faisabilité de la séquence thérapeutique complète), en comparaison à celles du traitement standard (résection chirurgicale suivie de chimiothérapie systémique).