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1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Villejuif, le 3 juin 2016

Hématologie :
deux essais précoces prometteurs sont présentés à l’ASCO 2016

Les essais précoces sont menés à Gustave Roussy par le Département d’Innovation Thérapeutique et Essais Précoces (DITEP). « Notre mission est d’offrir aux patients en échec thérapeutique l’accès à des molécules innovantes », précise le Pr Jean-Charles Soria, Chef du Département. En hématologie, 15 essais précoces sont actuellement ouverts au DITEP.

Les résultats prometteurs de deux de ces essais sont présentés les vendredi 3 et lundi 6 juin. Le premier s’intéresse à une approche combinée d’une thérapie ciblée avec des thérapies connues dans le traitement du myélome multiple en rechute et/ou réfractaire. Le second porte sur une nouvelle immunothérapie dans le traitement du lymphome à cellules T.

« Parmi les grands axes actuellement en développement en hématologie, l’immunothérapie est clairement l’un des deux principaux sujets, au côté de l’épigénétique », commente le Dr Vincent Ribrag, hématologue au DITEP.

Évaluer l’effet synergique d’une nouvelle thérapie ciblée avec deux thérapeutiques connues dans le myélome multiple en rechute

Les combinaisons en triplet (Bortezomib, Thalidomide/Lenalidomide, et Dexamethasone) ont permis d’augmenter l’espérance de vie des patients. Malgré une efficacité toujours plus importante, la moitié des patients auront une maladie évolutive dans les 2 ans suivant leur premier traitement avec une durée de réponse plus courte à la deuxième ligne. Cette maladie, dont l’espérance de vie s’allonge aux grés des progrès thérapeutiques, tend à devenir une maladie chronique, et près de 100 000 personnes vivent en 2016 avec un myélome multiple aux Etats-Unis. De nouvelles drogues comme la plitidepsin, engageant de nouvelles voies moléculaires, sont proposées en essais précoces aux patients en rechute ou réfractaires.

Dans une étude clinique de phase I conduite au sein du DITEP, l’effet et la toxicité de la plitidepsin combinée avec le bortezomib et la dexamethasone, deux traitements actuellement indiqués dans la prise en charge des myélomes multiples, ont été étudiés chez des patients atteints de myélome multiple en rechute et/ou réfractaire. La plitidepsin est une nouvelle classe thérapeutique ciblant la protéine eEF1A2 qui est surexprimée dans le myélome multiple.

Précédemment, des études préclinique et clinique de phase1/2 avaient montré des résultats prometteurs pour la plitidepsin associée à des thérapies connues (respectivement bortezomib/lenalidomide, et dexamethasone). L’objectif de cet essai était de déterminer la dose d’utilisation recommandée, la pharmacocinétique et le profil de sécurité de l’association de ces thérapies.

Les Drs Vincent Ribrag et Jean-Marie Michot, hématologues au DITEP, sont co-auteurs d’une présentation des premiers résultats de l’étude APL-A-012-13 chez 20 patients. Le taux de réponse objective est de 56%, avec 2 réponses complètes (11%) et 4très bonnes réponses partielles (22%). Cet essai permet d’établir la dose d’utilisation recommandée à 5 mg/m2 de plitidepsin administrés toutes les 4 semaines, en combinaison avec 40 mg de dexamethasone et 1,3 mg/m2 de bortezomib selon un schéma J1,J4, J8 et J11.

> Lire l'abstract de l'étude : Phase I study of plitidepsin in combination with bortezomib and dexamethasone in patients with relapsed and/or refractory multiple myeloma.

Étude d’un nouvel anticorps dirigé contre le CD70

Le lymphome T est une entité très particulière au sein des lymphomes non-hodgkinien(LNH). Son épidémiologie est géographiquement contrastée, où il représente 10% « à l’ouest » (Etats-Unis et Europe) contre25% « à l’est » (Asie) des LNH. Malheureusement, cette entité est surtout réputée pour son pronostic beaucoup plus sombre que les lymphomes B. Des immunothérapies innovantes sont très attendues dans ce contexte.

Dans une autre étude de phase I, le Dr Vincent Ribrag présente les données de sécurité et d’efficacité d’ARGX-110. Cet anticorps cible CD70, un antigène exprimé à la surface de certaines hémopathies malignes (lymphomes T notamment).

Testée chez 9 patients atteints d’un lymphome à cellules T et positifs pour le CD70, cette thérapie montre sa sécurité d’emploi et une activité biologique anti-tumorale avec diminutions des biomarqueurs (clone tumoral circulant). Ces données supportent le développement clinique d’ARGX-110 dans le lymphome à cellules T.

> Lire l’abstract de l'étude : Clinical response observed in a phase i study in t cell lymphoma patients treated with anti-cD70 simple antibody™ argx-110.
 

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