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GUSTAVE ROUSSY
1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Le 30 mai 2015

Essais précoces : premières évaluations des thérapies du futur

Les essais précoces sont menés à Gustave Roussy par le Département d’Innovation Thérapeutique et Essais Précoces (DITEP), dirigé par le Pr Jean-Charles Soria. Quatre médecins du DITEP présentent des résultats prometteurs les samedi 30 mai et lundi 1er juin.

Le Dr Andrea Varga a démontré qu’une immunothérapie qui a prouvé son efficacité dans le mélanome obtient de bons résultats chez des patientes atteintes d’un cancer avancé de l’ovaire qui avaient reçu sans succès plusieurs traitements.Le Dr Eric Angevin a évalué une nouvelle immunothérapie (anti CD26) pour la première fois chez l’homme. Le Dr Antoine Hollebecque s’est intéressé à la combinaison de deux agents anti-cancéreux connus et a évalué l’effet de leur association chez des patients atteints de tumeurs solides chez qui les traitements précédents ne s’étaient pas montrés efficaces. Le Dr Anas Gazzah rapporte quant à lui les résultats de l’association de deux autres thérapies ciblées dans les tumeurs solides.

Nouvel espoir d’immunothérapie contre le cancer de l’ovaire

Le pembrolizumab, est un anticorps monoclonal hautement sélectif qui lève l’inhibition de l’activation des lymphocytes T contre le cancer en bloquant l’interaction entre PD-1 et ses ligands (PD-L1, L2). Il a été récemment évalué dans le mélanome où il a démontré sa supériorité sur une autre immunothérapie avec des résultats très convaincants (étude de phase III). Le ligand PD-L1 peut être surexprimé dans les tumeurs de l’ovaire et cette surexpression pourrait contribuer à leur agressivité. L’étude de phase Ib KEYNOTE-028 présentée lundi  1er juin par le Dr Andrea Varga, médecin au DITEP, lors d’une communication orale, a évalué l’efficacité et le profil de tolérance du pembrolizumab chez 26 patientes atteintes d’un cancer avancé de l’ovaire ou des trompes, ou d’un cancer primitif du péritoine. Le ligand PD-L1 était surexprimé dans les tumeurs. Les patientes avaient au moins été confrontées à un premier échec thérapeutique.

Le pembrolizumab a été administré à la dose de 10 mg/kg chaque semaine pendant deux ans ou jusqu’à  ce qu’une progression tumorale soit observée ou que les effets secondaires soient trop importants. Les effets secondaires les plus couramment décrits sont : la fatigue (42,3%), l’anémie (30,8%) et une perte d’appétit (30,8%). Une réduction tumorale a été observée chez 23% des patientes qui avaient été lourdement pre-traitées par chimiothérapie (échec de 2 à 4 lignes de traitement). Actuellement 6 patientes sont toujours traitées par le pembrolizumab dans  le cadre de cet essai.

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1re étude chez  l’homme d’un nouvel anticorps dirigé contre le CD26

Le CD26, biomarqueur fortement exprimé à la surface cellulaire de certains cancers comme le mésothéliome, est aussi impliqué dans la régulation immunitaire. Afin d’évaluer pour la première fois chez l’homme l’effet du YS110, un nouvel anticorps dirigé contre le biomarqueur CD26 qui a démontré son potentiel lors d’évaluations précliniques, le Dr Eric Angevin a mené une étude chez 34 patients atteints de tumeurs solides, principalement de mésothéliome avancé, qui exprimaient CD26, afin de déterminer la dose d’utilisation recommandée et d’évaluer son profil de tolérance. Le YS110 a été administré à une dose variant de 0,1 à 6 mg/kg sans atteindre la dose limite de toxicité. Les effets secondaires observés sont une asthénie (33,3%), une hypersensibilité (30%), des frissons (13,3%), de la fièvre (13,3%), des nausées (13,3%), des vomissements (10%) ou des maux de tête (10%). Ils sont indépendants de la dose administrée. Les premiers résultats présentés le samedi 30 mai démontrent que la maladie a été stabilisée chez 13 des patients traités (sur 25 patients évaluables) et que le YS110 semble bien toléré.

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Evaluer l’effet synergique de deux thérapeutiques connues

Dans une étude clinique de phase I promue par Gustave Roussy, le Dr Antoine Hollebecque a étudié chez 39 patients atteints de différents types de tumeurs solides qui avaient déjà reçu plusieurs traitements l’effet et la toxicité de 2 traitements combinés, le temsirolimus (un inhibiteur sélectif de la protéine mTOR, actuellement indiqué dans le carcinome rénal et le lymphome des cellules du manteau) et le cetuximab (un anticorps monoclonal anti-EGFR, actuellement indiqué dans le cancer colorectal métastatique et le carcinome épidermoïde localement avancé de la tête et du cou) dont l’effet synergique avait été évalué lors d’études précliniques. L’objectif était de déterminer la dose d’utilisation recommandée, la pharmacocinétique et le profil de sécurité de l’association de ces 2 thérapies. La dose d’utilisation recommandée a été établie à 250 mg/m2 de cetuximab et 25mg/semaine de temsirolimus.

Les résultats présentés le samedi 30 mai démontrent l’intérêt de cette association particulièrement chez des patients qui présentent des aberrations moléculaires qui impliquent la voie EGFR et/ou la voie PIK3, avec un profil de tolérance acceptable.

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Association de deux thérapies ciblées

Dans une autre étude de phase I, le Dr Anas Gazzah a rapporté samedi 30 mai les données d’efficacité de l’association de deux thérapie ciblées, cetuximab-afatinib. Cette association a été testée chez 49 patients. Elle est tolérable et la dose recommandée a été 40 mg/jour d’afatinib et 250mg/m2 de cetuximab toutes les semaines. Des stabilités prolongées ont été observées dans les cancers des voies aérodigestives supérieures et les cancers épidermoïdes du poumon.

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