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Dr Caroline Robert

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Essais cliniques en cours

Cancer de la peau
les carcinomes

Il existe 2 grands types de carcinomes cutanés (cancer de la peau) : le carcinome épidermoïde ou spinocellulaire et le carcinome basocellulaire.

Le carcinome épidermoïde

Il se développe aux dépens des kératinocytes de l’épiderme.
Il peut apparaître spontanément mais est souvent précédé d’une lésion cutanée ou muqueuse « précancéreuse » avec une évolution en plusieurs phases.
  • Lésion pré-cancéreuse, kératose actinique

     


  • Carcinome épidermoïde in situ (limité à la couche superficielle de la peau, l’épiderme) encore appelé Bowen.

       

Le carcinome épidermoide peut se présenter sous différentes formes.
Il peut aussi atteindre les muqueuses buccales ou génito-anales.

Bilan initial

Le bilan repose essentiellement sur l’examen clinique et recherche d’autres lésions suspectes sur la peau et/ou des signes d’atteinte à distance.
Un bilan radiologique par IRM ou scanner n’est réalisé qu’en cas de tumeur volumineuse, récidivante ou située dans des zones à risque comme la région centro-faciale.
En cas d’extension ganglionnaire un bilan à la recherche de métastases à distance par radiographie pulmonaire et échographie abdominale ou scanner est préconisé.

Evolution et pronostic

Le carcinome épidermoïde a un bon pronostic mais sa prise en charge doit se faire avec rigueur car il peut récidiver localement ou se compliquer de métastases. On observe des métastases lorsque les cellules cancéreuses ont migré le long des trajets lymphatiques (vers les ganglions) ou par voie sanguine, vers d’autres organes.

Traitement

Pour les formes de mauvais pronostic et les récidives, la prise en charge thérapeutique nécessite une discussion et une décision en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).
Le traitement de première intention est chirurgical. Le carcinome épidermoïde doit être enlevé en totalité (avec des marges de tissu sain tout autour de la tumeur). L’analyse histologique des berges en per-opératoire (examen extemporané) est indiquée lorsque la tumeur est large et qu’un geste de chirurgie réparatrice sera nécessaire. Si l’examen extemporané n’est pas réalisable, il est préférable d’effectuer la reconstruction au cours d’un deuxième temps opératoire, après s’être assuré du caractère complet de l’exérèse. Selon le site où siège la lésion, la reconstruction est plus ou moins aisée (exemple : pointe du nez).

Si la chirurgie n’est pas réalisable

  • Une radiothérapie peut être proposée. Elle est aussi proposée en traitement complémentaire de la chirurgie dans certains cas à haut risque de récidive.
  • Une chimiothérapie peut être réalisée.
  • Une chimiothérapie sur membre perfusé isolé peut également être discutée.
En cas de métastases ganglionnaires, le traitement associe un traitement chirurgical (curage ganglionnaire, c’est-à-dire exérèse complète des ganglions de la zones concernée) et une radiothérapie.

Mesures préventives pour éviter l’apparition de nouveaux carcinomes

  • Se protéger du soleil
  • Pour les transplantés d’organe présentant des tumeurs multiples, la mesure la plus efficace est de diminuer l’immunosuppression si cela est possible.
  • Destruction des lésions précancéreuses par : localement, cryothérapie ou azote liquide ; application de crème Efudix®, Aldara® ou Solaraze® ; ou encore photothérapie dynamique, qui consiste à appliquer un produit photo sensibilisant sur les lésions à détruire puis à les exposer à la lumière sous une lampe spéciale, ce qui va entraîner une réaction photochimique qui détruit les cellules cancéreuses.
  • Une surveillance régulière clinique par un dermatologue est indispensable afin de détecter de nouvelles lésions ou d’autres carcinomes.

Le carcinome basocellulaire (CBC)

C'est un cancer cutané qui se développe aux dépens de kératinocytes de la partie profonde de l'épiderme. Ils surviennent de novo c'est-à-dire sans lésion préexistante.

Il existe plusieurs formes cliniques
  • CBC nodulaire
  • CBC superficiel
  • CBC sclérodermiforme
Ces 3 formes cliniques peuvent s’ulcérer, se pigmenter (CBC tatoué) et coexister.
Le CBC n’entraîne pas de métastases mais il doit être traité avec rigueur car il peut localement être responsable de dommages importants. Son évolution est lente et sa prise en charge peut se faire sans précipitation.
Le traitement chirurgical est toujours privilégié. Lorsque le carcinome basocellulaire est mal limité ou situé sur certaines zones difficiles à reconstruire, un examen extemporané (c'est-à-dire une analyse au microscope du fragment retiré pendant l’intervention) ou une chirurgie en deux temps (exérèse puis reconstruction) sont souhaitables afin de s’assurer que l’exérèse a été complète avant de refermer.
Pour les carcinomes basocellulaires superficiels, des traitements locaux sont également possibles. Il s'agit de la photothérapie dynamique, de l'application d'une crème: l’imiquimod ou Aldara® ou encore de la cryothérapie (destruction par le froid).
Lorsque la chirurgie n’est pas possible, une radiothérapie peut être proposée.

Mesures préventives

  • Se protéger du soleil
  • Une surveillance régulière clinique par un dermatologue est indispensable afin de détecter de nouvelles lésions cancéreuses.
Page modifiée le 20/06/2013 Haut de page Imprimer la page
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