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Cancer de l’endomètre
Responsable
Dr Patricia Pautier
Contact
Tél. : +33 (0)1 42 11 66 99
Comprendre la maladie
Un cancer de l’endomètre se développe lorsqu’une cellule de l’endomètre initialement saine se transforme, par exemple sous l’effet d’une mutation, puis se multiplie de manière incontrôlée jusqu’à la formation d’un amas de cellules cancéreuses appelé tumeur.
Le cancer de l’endomètre est la 4e cause de cancer chez la femme en France. On estime à 8 224 le nombre de nouveaux cas en 2018. Cette pathologie touche le plus souvent les femmes après la ménopause, l'âge moyen au moment du diagnostic étant de 68 ans. Néanmoins, le cancer de l’endomètre reste le cancer qui se guérit le mieux parmi les cancers gynécologiques.
Qu’est-ce que l’endomètre ?
L'endomètre est le revêtement intérieur de la paroi du corps de l'utérus.
Diagnostic et prise en charge
Lors de la première consultation, la patiente est interrogée afin d’en savoir plus sur ses antécédents personnels et familiaux. Le médecin prendra notamment connaissance de l’existence d’autres cas de cancer dans la famille de la patiente. Cela permet de rechercher la présence éventuelle du syndrome de Lynch, une maladie héréditaire rare qui augmente le risque de développer certains cancers dont celui de l’endomètre. Le médecin évalue également les facteurs de risque et les symptômes pouvant être associés à une tumeur.
Une échographie (si possible par voie endovaginale) est effectuée afin d’observer un éventuel épaississement de l’endomètre (hypertrophie) qui peut être le signe du développement d’un cancer. Une IRM pelvienne peut aussi être préconisée.
Le médecin réalise également systématiquement une biopsie endométriale.
C’est l’examen de ce prélèvement qui permet de confirmer le diagnostic du cancer mais également de définir le type histologique de la tumeur, ainsi que son degré d’agressivité.
Des examens d’imagerie (IRM) supplémentaires sont ensuite prescrits afin d’évaluer l’étendue de la maladie et de décider au mieux des modalités de prise en charge.
Les décisions des modalités de traitement sont prises lors de réunions pluridisciplinaires (RCP). Ces réunions font intervenir plusieurs médecins de disciplines différentes : oncologues médicaux, chirurgiens, oncologues radiothérapeutes, radiologues, anatomo-pathologistes en collaboration avec les médecins de ville. Un compte rendu de RCP est rendu pour chaque patiente.
InstaDiag
Focus sur InstaDiag gynéco
Gustave Roussy propose un parcours InstaDiag Gynéco dont l’objectif est de diagnostiquer et de proposer une prise en charge rapide et adaptée aux patientes ayant des résultats suspects à un examen réalisé en ville.
Traitements
Différents traitements peuvent être mis en œuvre pour soigner un cancer de l’endomètre.
La chirurgie
La chirurgie est le traitement principal du cancer de l’endomètre. Elle est réalisée lorsque l’état de santé de la patiente le permet et lorsque la tumeur ne s’est pas propagée sous forme de métastases. Cette chirurgie nécessite l’expertise de chirurgiens spécialisés et d’anesthésistes pour décider des meilleures modalités de traitement.
Les chirurgiens spécialistes de Gustave Roussy recourent notamment à la chirurgie robotique, la chirurgie mini-invasive, la laparotomie et effectuent des prélèvements ganglionnaires.
Dans de très rares situations et chez des femmes en âge de procréer, une préservation de la fertilité grâce à un traitement médical, associé à un traitement chirurgical limité, peut s’envisager après avis de la RCP.
En savoir plus sur la chirurgie gynécologique [notes lien à jouter]
La radiothérapie externe
Des séances de radiothérapie dans la région du pelvis peuvent être prescrites par les médecins après chirurgie, en fonction de différents facteurs pronostiques (stade, envahissement ganglionnaire) pour limiter les risques de récidive loco-régionale.
En savoir plus sur la radiothérapie externe [notes lien à jouter]
La curiethérapie (ou radiothérapie interne)
La curiethérapie vaginale est une technique de radiothérapie interne qui permet d'irradier directement et à forte dose la zone à traiter. Elle est parfois préconisée après la chirurgie et/ou la radiothérapie externe pour limiter les risques de récidive vaginale. Entre 2 et 4 séances de curiethérapie de 10 à 15 minutes sont réalisées en ambulatoire (sans hospitalisation de la patiente)
En savoir plus sur la curiethérapie [notes lien à jouter]
La chimiothérapie
La chimiothérapie constitue le traitement principal des cancers avancés de l'endomètre, en particulier lorsque les cellules tumorales se sont propagées dans l’organisme, formant des métastases. Ce traitement repose sur l’administration de médicaments anticancéreux qui agissent dans l’ensemble du corps (traitement systémique).
En savoir plus sur la chimiothérapie [notes lien à jouter]
L’hormonothérapie
Les cellules de l’endomètre expriment parfois des récepteurs aux hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone). L’hormonothérapie est alors parfois utilisée pour traiter les cancers de l'endomètre qui se sont disséminés dans des organes éloignés de l'utérus. Le traitement repose sur un médicament progestatif qui empêche la progestérone de se fixer sur les cellules de l'endomètre et de stimuler leur croissance.
En savoir plus sur l’hormonothérapie [notes lien à jouter]
Préservation de la fertilité
Le traitement d’un cancer de l’endomètre rend stérile. C’est pourquoi les équipes de Gustave Roussy portent une attention toute particulière à la préservation de la fertilité des patientes et s’impliquent dans l’amélioration des pratiques depuis deux décennies.
Cette préservation est rarement envisageable mais elle est discutée lorsqu’elle peut être proposée en toute sécurité par rapport au traitement. Elle peut combiner des gestes préservant l’utérus et un traitement médical.