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Prévention et diagnostic

Le dépistage du cancer

Selon son âge et son sexe, chacun est amené, à un moment de sa vie, à être concerné par un programme de dépistage du cancer, qu’il soit national ou individuel. Organisé par pathologies, le dépistage regroupe des examens et des tests réalisés chez des personnes qui ne présentent pas de symptômes.

Pourquoi se faire dépister ?

Le dépistage vise à identifier d’éventuelles anomalies, comme des cellules précancéreuses ou des tumeurs malignes. L’objectif ? Diagnostiquer des cancers à un stade moins avancé, afin d’augmenter l’efficacité des traitements et les chances de guérison.

Deux modalités de dépistage

Il existe deux types de dépistage : 

  • Le dépistage « organisé », lorsqu’une partie de la population nationale est invitée par un courrier envoyé à domicile, à réaliser un examen précis. Il s’appuie sur des campagnes d’information (affichage, spots télé, radio, réseaux sociaux…).

  • Le dépistage « individuel », lorsque les examens sont organisés dans le cadre de la relation entre le patient et son médecin. 

Points clés

Les personnes présentant des facteurs de risque particuliers, tels que des antécédents personnels ou familiaux, bénéficient d’un suivi spécifique.

En France, trois programmes de dépistage national sont organisés :

  • Le dépistage du cancer du col de l’utérus , qui concerne les femmes de 25 à 65 ans (y compris les femmes enceintes, ménopausées ou vaccinées contre les papillomavirus humains). 
  • Le dépistage du cancer du sein, pour les femmes de 50 à 74 ans.
  • Le dépistage du cancer colorectal , qui concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans.
     

Comment se déroule un dépistage ?

La manière dont se déroule un dépistage dépend du type de cancer concerné.

Dépistage du cancer du col de l’utérus 

Le dépistage consiste en un frottis du col de l’utérus, qui doit être réalisé à intervalles réguliers : 

  • Femmes de 25 à 30 ans : deux premiers tests réalisés à un an d’intervalle, puis un frottis tous les trois ans si les résultats sont normaux.

  • Femmes de 30 à 65 ans : un test trois ans après le dernier frottis normal, puis un test tous les cinq ans jusqu’à 65 ans.

Plusieurs étapes :

  1. Prise d’un rendez-vous chez le professionnel de santé de votre choix (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme), dans un centre de santé ou un hôpital. 

  2. Réalisation du frottis. 

  3. Le prélèvement est envoyé à un cabinet ou laboratoire spécialisé. Vous recevez les résultats en quelques jours. Si une anomalie est détectée, votre professionnel de santé vous contacte pour des examens complémentaires.

Points clés

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour les jeunes filles et les jeunes garçons âgés de 11 à 14 ans, ainsi qu’aux personnes de 15 à 26 ans qui ne sont pas encore vaccinées. Il s’agit d’un complément au dépistage dans la prévention du cancer du col de l’utérus.

Dépistage du cancer du sein

L’Assurance maladie organise en France, pour toutes les femmes âgées entre 50 et 74 ans une campagne de dépistage national du cancer du sein. L’objectif est de détecter le plus tôt possible la tumeur chez les femmes porteuses d’un cancer du sein, afin d’augmenter les chances de guérison. 

Il est recommandé de faire son dépistage du cancer du sein tous les 2 ans. Les femmes éligibles reçoivent par voie postale une invitation de l’Assurance maladie, également accessible dans leur compte Ameli. Cette invitation comporte une liste de radiologues agréés de votre département. 

Plusieurs étapes :

  1. Prise d’un rendez-vous chez le radiologue. 
  2. Réalisation d’une mammographie par un manipulateur, suivie d’un examen clinique (observation et palpation) par le radiologue. Cet examen permet de détecter certaines anomalies parfois non visibles à la mammographie. 
  3. Le radiologue vous délivre un premier résultat à l’oral. Si nécessaire, il pratique une échographie. Si les clichés et l’examen clinique ne présentent pas d’anomalie, une seconde lecture est effectuée par un autre radiologue par mesure de précaution, dans le cadre du dépistage national organisé par l’Assurance maladie.

Dépistage du cancer colorectal

Le dépistage du cancer colorectal s’adresse à la population générale, plus précisément à tous les hommes et à toutes les femmes âgés de 50 à 74 ans, sans antécédent familial prédisposant au cancer colorectal.

Ce programme de dépistage repose sur le Test Immunologique Fécal (FIT), qui a remplacé le test Hémoccult. Il se présente sous la forme d’un kit à récupérer en pharmacie ou auprès de son médecin traitant après la réception d’un courrier de l’Assurance maladie. Il est aussi possible de le commander en ligne sur le site monkit.depistage-colorectal.fr. 

Une fois le kit réceptionné, tout se déroule à la maison. Un petit sac en papier est à disposer sur la cuvette des toilettes afin de collecter les selles. On utilise alors l’écouvillon pour récolter un échantillon, que l’on place dans un tube à refermer et à renvoyer le jour même dans une enveloppe, sans besoin de l’affranchir. Dans l’enveloppe, il faut également ajouter une feuille de renseignements personnels. L’ensemble du matériel nécessaire à la réalisation du test et à son envoi est fourni dans le kit.  

Plusieurs étapes :

  1. Se procurer le test, auprès de son pharmacien, médecin, infirmier diplômé d’État ou en ligne sur monkit.depistage-colorectal.fr
  2. Réalisation du test soi-même, à domicile. 
  3. Envoi du test par voie postale, grâce à l’enveloppe fournie dans les 24 heures suivant sa réalisation.

  4. Réception d’un SMS pour consulter le résultat.

MARS BLEU 2026 TUTO DEPISTAGE

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Pour en savoir plus : 
→ Dépistage du cancer colorectal : ce qu’il faut savoir

Le dépistage du cancer du poumon évolue

En 2026, Gustave Roussy a rejoint  le programme IMPULSION, lancé par l’Institut national du cancer (INCa). Cette initiative est une étape préalable à un dépistage organisé du cancer du poumon en France. 
Déployé dans cinq régions de France et auprès de 20 000 participants volontaires, ce dépistage consiste à réaliser un scanner thoracique à faible dose et à proposer une aide au sevrage tabagique aux personnes fumeuses. Gustave Roussy prend part à cette initiative. 
 

Cancer de la prostate : un diagnostic spécifique

Cancer le plus fréquent et le troisième plus meurtrier chez les hommes, le cancer de la prostate pose la question du dépistage. Le risque varie d’un individu à l’autre, notamment en fonction des antécédents familiaux. Il est également accru chez les personnes porteuses de certaines anomalies génétiques, en particulier au niveau du gène BRCA2, avec des formes de cancer souvent plus agressives. 

Les recommandations actuelles préconisent de débuter une surveillance à partir de la quarantaine, avec notamment un dosage sanguin du PSA, un marqueur biologique. D’autres techniques de dépistage, comme l’IRM de la prostate, sont en cours d’évaluation. À Gustave Roussy, le programme de prévention personnalisée Interception a développé un parcours spécifique, HARVEY, destiné aux hommes présentant un risque de cancer supérieur à la moyenne en lien avec une prédisposition génétique.