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PREVALUNG EU : mieux évaluer le risque de cancer du poumon pour personnaliser la prévention
Programme européen de recherche coordonné par Gustave Roussy
Coordonné par Gustave Roussy, PREVALUNG EU cherche à mieux repérer, parmi des fumeurs ou anciens fumeurs atteints de maladies cardiovasculaires, les personnes les plus exposées au cancer du poumon. Le projet étudie quatre ensembles de biomarqueurs afin de compléter les outils actuels d’évaluation du risque et, à terme, d’adapter le dépistage et les stratégies de prévention à chaque profil.
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7,016 M€
de contribution de l’Union européenne
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Plus de 60 000
participants issus de cohortes rétrospectives et prospectives
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5 ans
du 1er décembre 2022 au 30 novembre 2027
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11 partenaires
réunis dans un consortium européen
Pourquoi PREVALUNG EU ?
Le tabagisme augmente à la fois le risque de maladies cardiovasculaires et celui de cancer du poumon. PREVALUNG EU part de l’hypothèse que certains dérèglements observés dans l’organisme peuvent aider à mieux comprendre le passage d’un terrain cardiovasculaire à un risque accru de cancer du poumon.
Aujourd’hui, le dépistage du cancer du poumon chez les personnes à risque repose principalement sur le scanner thoracique à faible dose. PREVALUNG EU n’a pas vocation à remplacer cet examen. Le projet cherche à déterminer si des biomarqueurs peuvent aider à mieux sélectionner et suivre les personnes à risque, puis à proposer des mesures de prévention plus personnalisées.
À retenir
PREVALUNG EU est un projet de recherche. Les biomarqueurs et les interventions étudiés ne constituent pas, à ce stade, un test de dépistage ou un traitement validé pour la pratique courante.
Que sont les biomarqueurs étudiés ?
Un biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable, par exemple dans le sang ou dans des échantillons permettant d’étudier le microbiote. Il peut renseigner sur un fonctionnement de l’organisme, un risque ou l’évolution d’une maladie. Les analyses exploratoires menées dans l’étude PREVALUNG ont fait émerger quatre grands ensembles de marqueurs, que PREVALUNG EU doit maintenant affiner et valider dans d’autres populations européennes.
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Autophagie et métabolisme
L’autophagie participe au recyclage de composants cellulaires. Ses dérèglements, associés à des modifications du métabolisme, pourraient contribuer à un terrain favorable à la cancérogenèse.
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Immunité innée
Cette première ligne de défense de l’organisme intervient dans la réponse aux agressions et dans l’inflammation. Le projet étudie certains signaux immunitaires associés au risque.
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Barrière intestinale et microbiote
Un déséquilibre du microbiote intestinal et une altération de la barrière intestinale peuvent entretenir une inflammation systémique. PREVALUNG EU analyse leur association avec le risque de cancer du poumon.
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Hématopoïèse clonale
Avec l’âge, certaines cellules souches de la moelle osseuse peuvent acquérir des mutations et former des clones sanguins. Ce phénomène est associé à des maladies cardiovasculaires et à certains cancers, sans signifier qu’un cancer est présent.
Les quatre objectifs du programme
Affiner et valider les quatre ensembles de biomarqueurs dans des cohortes rétrospectives et prospectives réunissant plus de 60 000 participants.
Développer des méthodes robustes et simples d’utilisation pour mesurer ces marqueurs et améliorer l’évaluation du risque.
Étudier, dans le cadre de la recherche, des interventions guidées par les mécanismes biologiques observés, notamment des mesures nutritionnelles, des compléments alimentaires ou des agents pharmacologiques.
Adapter une interface sécurisée entre les participants et les équipes de recherche afin de suivre les mesures de prévention dans le temps.
Du projet PREVALUNG à PREVALUNG EU
PREVALUNG EU prolonge l’étude prospective PREVALUNG, lancée en 2019 à l’hôpital Marie Lannelongue, au sein du Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph, avec les équipes du Pr David Boulate et de la Pr Laurence Zitvogel. Cette première étude a inclus 508 fumeurs ou anciens fumeurs âgés de 45 à 75 ans, présentant des antécédents cardiovasculaires associés au tabac.
Chez ces participants asymptomatiques, un parcours comprenant un scanner thoracique à faible dose a conduit à estimer à environ 3 % la prévalence du cancer du poumon dans la population étudiée. Des analyses exploratoires ont ensuite porté sur le métabolisme, le microbiote, les protéines sanguines, l’immunité et l’hématopoïèse clonale. Ces résultats restent à confirmer dans les cohortes plus larges du programme européen.
Une recherche européenne et multidisciplinaire
Le consortium associe des spécialistes de la cancérologie, de la cardiologie, de la pneumologie, de la chirurgie thoracique, de l’épidémiologie, de l’immunologie, du métabolisme et du développement de biomarqueurs. Des partenaires technologiques contribuent également à la mise au point des méthodes d’analyse, tandis que l’implication des patients doit aider à concevoir des outils adaptés à leurs besoins.
Les partenaires du consortium
| Gustave Roussy, coordinateur | University College London Hospitals NHS Foundation Trust |
| Inserm | Bio Me |
| Università degli Studi di Torino | Erasmus MC |
| Assistance Publique Hôpitaux de Marseille | Olink Proteomics AB |
| Seerave Foundation | Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph, site Marie Lannelongue |
| KU Leuven |
Financement européen
PREVALUNG EU est financé dans le cadre du programme Horizon Europe. La convention de subvention n° 101095604 prévoit une contribution de l’Union européenne de 7 016 124 euros. Le projet a débuté le 1er décembre 2022 et doit s’achever le 30 novembre 2027.
Mention obligatoire
Financé par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent toutefois que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour la santé et le numérique (HaDEA). Ni l’Union européenne ni l’autorité chargée de l’octroi ne sauraient en être tenues pour responsables.
Questions fréquentes
Non. Il s’agit d’un programme de recherche européen. Cette page ne vaut ni invitation au dépistage, ni recommandation médicale individuelle.
Non. Leur intérêt doit encore être confirmé dans des cohortes indépendantes et prospectives avant d’envisager une utilisation en pratique clinique.
Ce bénéfice n’est pas établi en pratique courante. PREVALUNG EU évalue des interventions sélectionnées en fonction de mécanismes biologiques précis, dans un cadre de recherche contrôlé.
Le projet étudie des biomarqueurs en complément des approches fondées sur le niveau de risque et le scanner thoracique à faible dose. Il ne vise pas à remplacer le scanner par une prise de sang ou une analyse du microbiote.