Bienvenue sur le nouveau site de Gustave Roussy

Un nouveau site pensé pour vous offrir une expérience plus simple, plus claire et plus intuitive. Patients, aidants, professionnels, donateurs : retrouvez plus facilement les informations, les actualités  et les services.

Communiqués de presse

ASCO 2018 - Près de 13% de guerison en plus pour les enfants et adolescents atteints d’un sarcome rare grâce à un traitement d’entretien

Le

Modifié le

Chicago, dimanche 3 juin 2018
ASCO 2018

Près de 13% de guerison en plus pour les enfants et adolescents atteints d’un sarcome rare grâce à un traitement d’entretien

Très bonne nouvelle dans les cancers de l’enfant ! Dévoilée en conférence plénière de l’ASCO 2018, l’étude RMS2005, large étude européenne randomisée de phase III prouve qu’une chimiothérapie d’entretien (1 an de traitement au lieu de 6 mois) augmente la survie des enfants et des adolescents atteints d’un rhabdomyosarcome, forme rare de cancer atteignant le muscle. Première étude à démontrer des résultats positifs depuis plus de 30 ans dans cette maladie, l’étude RMS2005 va transformer la prise en charge de ces cancers. Cette étude majeure démontre aussi la nécessaire union des forces de recherche au niveau européen pour changer les pratiques dans les cancers rares comme ceux de l’enfant pour guérir plus et guérir mieux.

Conférence plénière dimanche 3 juin à 14h00 dans le Hall B1 (Abstract disponible).

Les rhabdomysarcomes sont des cancers pédiatriques rares. En France, environ 100 enfants et adolescents sont touchés par cette maladie par an. La tumeur peut être retrouvée partout dans le corps mais principalement dans la région de la tête et du cou, des membres et de la sphère uro-génitale.  

La prise en charge standard des enfants et adolescents atteints d’un rhabdomyosarcome à haut risque de rechute consiste à administrer 9 cures de chimiothérapie dites d’induction. En fonction de la pathologie, de sa localisation, la chirurgie et la radiothérapie peuvent  compléter le traitement. Avec cette prise en charge, environ 70% des patients guérissent.

Initiée en 2005 par le groupe coopérateur européen EpSSG (European Paediatric Soft Tissue Sarcoma Study Group), l’étude RMS2005 a cherché à déterminer si la prolongation du traitement par six mois de chimiothérapie d’entretien (vinorelbine-cyclophosphamide) apportait un bénéfice aux enfants. Le cyclophosphamide est administré quotidiennement par voie orale (sirop ou comprimé en fonction de l’âge) et la vinorelbine est administrée en injections hebdomadaires. « Cette chimiothérapie d’entretien quotidienne avait démontré son efficacité en rechute lors d’un essai clinique de phase II promu par Gustave Roussy et initié par le Dr Odile Oberlin » précise le Dr Véronique Minard-Colin, pédiatre oncologue dans le département de cancérologie de l’enfant et de l’adolescent à Gustave Roussy et investigateur principal de la partie randomisée de l’étude RMS2005 en France. Cette chimiothérapie à faible dose continue est mieux tolérée que la chimiothérapie standard et agit par des mécanismes probablement différents, modulant l’immunité et bloquant la formation des vaisseaux nécessaires à nourrir les cellules tumorales. Lors de cette phase d’entretien, les enfants peuvent reprendre une activité le plus souvent normale.

Les résultats présentés en session plénière de l’ASCO par le Dr Gianni Bisogno (hôpital universitaire de Padou, Italie) dévoilent que le traitement d’entretien augmente d’environ 13 % le taux de guérison. A 5 ans du diagnostic, 86,5 % des enfants traités par la chimiothérapie d’entretien ont survécu contre 73,7 % sans traitement d’entretien. Sur la survie sans récidive à cinq ans, 69,8 % des enfants non traités n’avaient pas rechuté contre 77,6 % d’enfants dans le groupe d’enfants traités et cette différence n’est pas considérée comme statistiquement significative.

Suite aux résultats de cette étude, le nouveau standard de traitement a évolué : Les enfants et adolescents atteints d’un rhabdomyosarcome classés de haut risque reçoivent une chimiothérapie d’entretien de 6 mois après les 6 premiers mois du traitement d’induction.
De plus, cette étude va aussi changer le standard de traitement des adultes atteints d’un rhabdomyosarcome puisqu’environ la moitié de ces cancers diagnostiqués chez l’adulte sont de type pédiatrique.

La rareté de ce cancer a nécessité une coopération entre 14 pays et 158 hôpitaux pour mener cette étude pendant 10 ans. Pour parvenir à des conclusions certaines, il a été nécessaire d’inclure 370 enfants et adolescents âgés de 1 à 21 ans.

Promue en France par Gustave Roussy et cofinancée par un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) de l’Institut National du Cancer (INCa), cette étude s’est développée dans les centres de la Société Française des Cancers de l’Enfant (SFCE) et a été portée en France par Gustave Roussy (Dr Véronique Minard-Colin, investigateur principal), le Centre Léon Bérard (Dr Christophe Bergeron, coordinateur national) et l’Institut Curie (Dr Daniel Orbach).

 

 

 

Contact presse

Si vous êtes journalistes et que vous avez des questions, vous pouvez contacter :

Claire Parisel ou Léona Pinto
Tél. +33 (0)1 42 11 50 59
Tél. +33 (0)1 42 11 63 59
Mobile : +33 (0)6 17 66 00 26

E-mail

L'équipe des relations médias ne peut pas répondre aux demandes des patients. 

Derniers communiqués

  • Septembre en or : lancement de deux nouveaux programmes de recherche dédiés aux cancers pédiatriques

    Deux des quatre nouveaux programmes médico-scientifiques de Gustave Roussy sont dédiés aux cancers pédiatriques. Le premier, DECRIPT, entend affiner la compréhension du rôle de la génétique dans la survenue de certains cancers pédiatriques, mais également dans celle de seconds cancers qui peuvent apparaître à l’âge adulte. Le second, INSPIRE, va s’appuyer sur les connaissances et les techniques déjà développées à l’Institut concernant la création d’organoïdes afin de décrypter les mécanismes de métastases et de résistance aux traitements.

    Photographie enfant pédiatrie
  • Le Pr Fabrice Barlesi renouvelé à la tête de Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en France et en Europe

    Par arrêté de Madame Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, en date du 27 juillet 2026, le Professeur Fabrice Barlesi est renouvelé dans ses fonctions de Directeur général de Gustave Roussy à compter du 1er août 2026. À la tête de l’Institut pour cinq années supplémentaires, le Pr Barlesi va poursuivre les transformations engagées lors de son premier mandat. Ce renouvellement témoigne de la confiance accordée au projet porté par l'établissement pour accélérer les progrès dans la lutte contre le cancer, faire émerger et soutenir le développement d’innovations appelées à changer le futur de l’oncologie, et renforcer le rayonnement d’un des premiers centres mondiaux de lutte contre le cancer.

    Fabrice Barlesi
  • Route du Rhum 2026 - Jean Le Cam et Christophe Rateau navigueront pour Gustave Roussy

    À l'occasion de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026, Jean Le Cam et Christophe Rateau navigueront aux couleurs de Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en France et en Europe. Engagés respectivement en catégorie Vintage et en Class40, les deux skippers porteront les missions de l'Institut auprès du grand public, afin de soutenir la recherche contre le cancer et de sensibiliser aux enjeux de prévention, d'innovation et d'accompagnement des patients.

    Jean Le Cam - Christophe Rateau
  • Owkin et Gustave Roussy s'associent pour déployer K Pro en pratique clinique réelle

    Owkin et Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, ont annoncé aujourd'hui un partenariat visant à tester K Pro directement au sein des flux de travail cliniques et de recherche réels de l'hôpital.