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Cancer du rein : une tumeur complexe

Méconnu et asymptomatique, le cancer du rein fait partie des cancers dits complexes. Labellisé "centre de recours" par l'Institut National du Cancer (INCa), Gustave Roussy prend en charge ce type de tumeurs et mène également des recherches pour développer de nouveaux traitements.

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Méconnu et asymptomatique, le cancer du rein fait partie des cancers dits complexes. Labellisé "centre de recours" par l'Institut National du Cancer (INCa), Gustave Roussy prend en charge ce type de tumeurs et mène également des recherches pour développer de nouveaux traitements.

Lorsqu'une cellule du rein se multiplie de manière incontrôlée, une tumeur apparaît. Dans la plupart des cas, le cancer se développe à partir du parenchyme - le tissu qui assure la fonction rénale - et est appelé carcinome à cellules rénales. Présentant peu de symptômes, le cancer du rein peut n'être découvert que par hasard, au cours d'examens réalisés dans un autre cadre. C'est ainsi que dans un tiers des cas, le diagnostic est posé à un stade avancé, quand des métastases sont déjà présentes.

Des traitements adaptés au stade de la maladie

Lorsque le cancer est localisé, le traitement de référence est la chirurgie. Une néphrectomie est alors pratiquée. Cette opération consiste à retirer une partie ou la totalité du rein si nécessaire, afin de supprimer la tumeur et de préserver au mieux la fonction rénale.

En cas de métastases ou pour prévenir les rechutes, une thérapie ciblée innovante, appelée anti-angiogénique, peut être prescrite. Elle a pour but de combattre la croissance tumorale en bloquant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses. Cette thérapie ciblée a permis d'améliorer l'efficacité des traitements, mais aucun d'entre eux n'assure encore de rémission complète. Il s'agit donc de ralentir et de contrôler l'évolution de la maladie.

Des programmes de recherche sur les cancers du rein métastatiques

"L'enjeu des recherches est d'identifier d'autres médicaments, capables de contourner la résistance que la maladie a développée aux traitements actuels, afin d'améliorer la survie des patients," déclare le Dr Laurence Albiges, urologue, responsable du comité urologie à Gustave Roussy. "Très mobilisées, les équipes de Gustave Roussy développent des programmes de recherche innovants sur les thérapies ciblées dans le cancer du rein ainsi qu'en immunothérapie, car nous savons que l'immunité joue un rôle important dans le traitement de ces cancers." Deux nouvelles molécules ont été comparées chez des patients en échec de traitement. Elles ont toutes deux présenté des résultats très prometteurs en apportant une efficacité supérieure au traitement standard actuel, aussi bien en matière de survie que de qualité de vie.

"Ce sont vraiment deux médicaments qui vont devenir très importants dans l'arsenal thérapeutique du cancer du rein métastatique, l'un étant une immunothérapie, le nivolumab, et l'autre, le cabozantinib, ayant tendance à infléchir la résistance aux anti-angiogéniques", explique le Dr Bernard Escudier, oncologue spécialiste des tumeurs génito-urinaires et parmi les médecins-chercheurs ayant pris part à ces deux études très encourageantes.

Le cancer du rein en chiffres

  • 11 000 nouveaux cas par an, dont 4 000 à un stade métastatique
  • Age moyen au moment du diagnostic : 65 ans
  • A Gustave Roussy, près de 30% des patients touchés par un cancer du rein métastatique sont inclus dans un essai clinique

Pour en savoir plus

 

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