Bienvenue sur le nouveau site de Gustave Roussy

Un nouveau site pensé pour vous offrir une expérience plus simple, plus claire et plus intuitive. Patients, aidants, professionnels, donateurs : retrouvez plus facilement les informations, les actualités  et les services.

Actualités

La flore intestinale pour booster l'immunothérapie

Publié le

La flore intestinale, ou microbiote, jouerait un rôle capital dans le succès d’une immunothérapie en améliorant son efficacité et en diminuant les symptômes d’un effet secondaire fréquent avec ce traitement. Ainsi, les bactéries immunogènes de la flore intestinale pourraient devenir des traitements adjuvants en oncologie.

Tels sont les résultats d’une étude publiée dans la revue Science et menée par le Pr Laurence Zitvogel*, directrice du laboratoire Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer à Gustave Roussy. « Certaines bactéries naturellement présentes dans la flore intestinale sont en train de devenir des piliers du succès d’une immunothérapie en oncologie clinique» commente le Pr Laurence Zitvogel. Le traitement en question, un anticorps, l’Ipilimumab, permet de réveiller le système immunitaire des patients atteints d’un cancer localement avancé ou métastatique avec pour résultats une régression durable de la maladie. Toutefois, chez 20% des patients sous Ipilimumab, apparait un effet secondaire auto-immun : la « colite inflammatoire ».

Deux bactéries identifiées

En se penchant sur l’analyse de la flore intestinale chez la souris, les chercheurs ont identifié deux bactéries. Lorsque celles-ci sont absentes l’effet du médicament n’est plus perceptible. En permettant la colonisation de l’intestin des souris par l’une ou l’autre des bactéries identifiées, l’efficacité du traitement est restauré et la symptomatologie de la colite inflammatoire améliorée.
La pertinence de ces informations a été recherchée chez l’homme avec succès. L’analyse de la flore intestinale de patients souffrant d’un mélanome métastatique après traitement à l’Ipilimumab a permis de montrer l’importance de ces bactéries immunogènes dans la sensibilité au traitement et la diminution tumorale.

Vers un nouveau type de traitement en oncologie ?

« En parallèle de nos travaux, une équipe américaine est arrivée aux mêmes conclusions sur le rôle d’autres bactéries dans l’efficacité de l’anticorps anti-PD1, le nivolumab » ajoute le Pr Laurence Zitvogel qui précise que ces travaux montrent que le microbiote dicte la réponse thérapeutique ce qui ouvre des perspectives intéressantes de traitement.
Ainsi, on pourrait proposer à des patients dont la flore intestinale est peu favorable, une composition bactérienne compensatrice soit par des prébiotiques, soit par des bactéries immunogènes issues de la flore intestinale, soit par une transplantation fécale. Mais il existe actuellement en France un flou réglementaire quant à la transformation des flores intestinales en médicaments, qui pourraient devenir des adjuvants thérapeutiques en oncologie.

Pour en savoir plus

> Lire le communiqué de presse

* Ces travaux de recherche ont été menés conjointement par des chercheurs français de Gustave Roussy, de l’Inserm, de l’Institut Pasteur, de l’AP-HP et de l’Université Paris-Sud, en collaboration avec une équipe de l’INRA et principalement soutenu financièrement par la Fondation ARC pour la Recherche contre le Cancer.

Dernières actualités

  • ADC : deux publications de référence dans Cancer Cell et Nature Medicine illustrent l'expertise de Gustave Roussy

    En moins de deux mois, des chercheurs et cliniciens de Gustave Roussy ont signé deux publications majeures consacrées aux anticorps conjugués médicaments (Antibody-Drug Conjugates, ADC) dans Cancer Cell et Nature Medicine. Ces travaux proposent à la fois un état des lieux des connaissances actuelles et une vision stratégique pour accélérer le développement de la prochaine génération de ces traitements innovants.

    Barbara Pistilli - Maria Fernanda Mosele
  • Pénurie de médicaments : Gustave Roussy, seul Centre de lutte contre le cancer habilité à réaliser des préparations hospitalières spéciales

    Le département de pharmacie clinique de Gustave Roussy a obtenu l'habilitation du ministère de la Santé de réaliser des préparations hospitalières spéciales (PHS). Cette autorisation, accordée pour une durée de sept ans, permet à la pharmacie à usage intérieur (PUI) de l'établissement de produire certains médicaments en coordination avec l’ANSM et le ministère de la Santé. Gustave Roussy est le seul centre de lutte contre le cancer (CLCC) de France habilité à produire des préparations hospitalières spéciales, aux côtés de dix centres hospitalo-universitaires (CHU).

    Illustration Laboratoire
  • Personnalisation des traitements et cancer du sein : 5 questions à la Dr Barbara Pistilli

    Les progrès des traitements et dans la prise en charge des patientes font qu’aujourd'hui, la survie nette à 5 ans du cancer du sein atteint 88 %1  en France. Mais le nombre important de nouveaux cas diagnostiqués chaque année, 60 000 rien qu’en France, fait que cette pathologie demeure un enjeu majeur de santé publique. En cause, notamment, les effets secondaires induits par les traitements. Face à ce problème, la Dr Barbara Pistilli, cheffe du comité de sénologie de Gustave Roussy, défend une approche centrée sur la personnalisation des prises en charge, afin de prescrire à chaque femme l’intensité de traitement adaptée à sa tumeur et à son parcours, sans compromettre ses chances de guérison. 

    Dr Barbara Pistilli
  • Cancer du sein : Gustave Roussy, premier centre en France pour la chirurgie du sein et la reconstruction mammaire

    À l'occasion d'Octobre rose, les données 2025 de Visuchir, l'outil national de suivi de l'activité chirurgicale de l'Assurance maladie, placent Gustave Roussy au premier rang pour la chirurgie du sein et la reconstruction mammaire. Au-delà de ce classement, ces chiffres montrent que la reconstruction fait partie intégrante du traitement du cancer du sein. Elle est pensée à chaque étape : dès la chirurgie d'exérèse, tumorectomie ou mastectomie, puis dans l'après-cancer, pour réparer le corps et aider les femmes à retrouver leur intégrité et leur qualité de vie.

    Photographie - chirurgiens en salle d'opération