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Communiqués de presse

ASCO 2017 - Résultats encourageants d’une immunothérapie contre les cancers gynécologiques

Le

Modifié le

Villejuif, le 30 mai 2017

ASCO 2017

Résultats encourageants d’une immunothérapie contre les cancers  gynécologiques  

Le nivolumab pourrait être un nouveau traitement efficace pour les  patientes atteintes de cancers du col de l’utérus, du vagin ou de la  vulve en échec thérapeutique. Le 2 juin, le Dr Antoine Hollebecque,  chef de service de l’hôpital de jour au sein du Département d’Innovation  Thérapeutique et Essais Précoces (DITEP) à Gustave Roussy, présentera  ces résultats lors d’une session orale du congrès de l’ASCO.  

Le nivolumab est une immunothérapie qui a déjà fait ses preuves dans  différents types de cancer dont le cancer du poumon, le mélanome… Cette  étude clinique démontre son intérêt dans les cancers gynécologiques et  offre un nouvel espoir pour les patientes en impasse thérapeutique.  

L’essai clinique CheckMate 358 est un essai international de phase 1/2,  promu par le laboratoire BMS, qui vise à tester l’efficacité du nivolumab  contre cinq types de cancers différents, mais tous potentiellement liés à  une infection par un virus. Le Dr Antoine Hollebecque a coordonné, pour  Gustave Roussy, le volet français de l’étude concernant la cohorte de  femmes atteintes de cancers du col de l’utérus, du vagin ou de la vulve, liés  au papillomavirus humain (HPV).

Dans cette cohorte, 24 patientes ont reçu des injections de 240 mg de  nivolumab (la dose standard utilisée dans d’autres cancers) toutes les deux  semaines. 19 souffraient d’un cancer du col utérin et 5 d’un cancer vaginal  ou vulvaire. Après un suivi médian de 31 semaines, il était constaté un  contrôle tumoral chez 70,8 % des patientes et une réponse (forte régression  tumorale) chez 20,8 % d’entre-elles. Ces réponses au traitement ont toutes  été observées chez les patientes atteintes de cancers cervicaux.  

Le cancer du col de l’utérus touche en France environ 3 000 femmes  chaque année. Son incidence diminue grâce à la progression du dépistage  par frottis, mais sa mortalité reste importante puisqu’il tue environ 1  100 femmes par an. Plus de 90 % des cancers du col de l’utérus sont la  conséquence d’une infection par le virus HPV – infection intervenue le plus  souvent des dizaines d’années plus tôt, au début de leur vie sexuelle. Les  cancers du vagin ou de la vulve sont plus rares mais peuvent aussi être la  conséquence d’une infection par HPV, dans 40 à 70 % des cas.  

Le traitement de ces cancers repose sur la chirurgie, parfois associée à une  chimiothérapie et une radiothérapie pour les formes avancées. En cas d’échec  de ces traitements, de rechute ou d’apparition de foyers cancéreux à distance  (métastases), il n’existe pas d’option satisfaisante à offrir ces patientes.  Les médicaments anti-PD1, dont fait partie le nivolumab, sont l’une des  branches majeures de l’immunothérapie. Cette stratégie anticancéreuse  apparue récemment consiste à aider les défenses du patient à combattre  elles-mêmes le cancer.

PD-1 et PD-L1 sont connus pour être présents dans les cancers  gynécologiques, ce qui laissait espérer une efficacité du nivolumab contre  ces tumeurs.

La preuve en est donc faite. L’essai a aussi permis de vérifier que le  médicament était bien toléré par les patientes, avec des effets secondaires  gérables. Le recul est encore insuffisant pour conclure mais la survie  globale de ces patientes semble également avoir progressé. Si ces résultats  se confirment, le nivolumab deviendrait la première immunothérapie  approuvée dans cette indication.

Présentation orale du Dr Antoine Hollebecque
Session : Gynecologic Cancer
Vendredi 2 juin, 16h12 (heure locale)
Lieu : S406

An Open-Label, Multicohort, Phase 1/2 Study of Nivolumab in Patients With Virus- Associated Tumors (CheckMate 358): Efficacy and Safety in Recurrent or Metastatic (R/M) Cervical, Vaginal, and Vulvar Cancers.
> Lire l'abstract N° 5504 sur http://abstracts.asco.org

> Voir les explications du Dr Antoine Hollebecque en vidéo

 

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