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GUSTAVE ROUSSY
1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

22/11/2022

Dénutrition et cancer : sensibiliser et agir

A l’occasion de la 3e édition de la Semaine nationale de la dénutrition, du 18 au 25 novembre, Gustave Roussy sensibilise à cette maladie silencieuse, enjeu de santé publique important puisque 40 % des personnes traitées pour un cancer en souffrent. Tous les types de cancers et leurs traitements peuvent occasionner des troubles de l’appétit, du goût ou des problèmes digestifs à l’origine d’une dénutrition. Comment la dépister ? Quels en sont les signes principaux et quelle prise en charge ? Réponses pratiques.   

Nutrition - illustration

Deux millions de personnes en France sont en situation de dénutrition. Cet état de déséquilibre nutritionnel survient lorsque les apports alimentaires sont insuffisants pour couvrir les besoins énergétiques de l’organisme.

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Contrairement aux idées reçues, la dénutrition ne touche pas seulement les personnes âgées. Un enfant hospitalisé sur dix en souffre. Les personnes en situation d’obésité ou en surpoids peuvent également être dénutries.     

Dénutrition : une complication fréquente du cancer

La perte d’appétit est la principale cause d’amaigrissement qui favorise la dénutrition. Elle peut être liée aux douleurs (particulièrement dans les cas de cancers ORL et digestifs) ou aux effets directs des traitements (troubles du goût, de l’odorat, fatigue…). Des difficultés à déglutir, à avaler ou à mastiquer, ainsi que des troubles digestifs (nausées, vomissements, constipation, diarrhée…) peuvent également entraîner une dénutrition.  

La dénutrition entraîne une perte de poids involontaire et une fonte des muscles, principale réserve des protéines de l’organisme. Cette faiblesse musculaire peut majorer le risque de chute, surtout chez les personnes âgées.

La dénutrition a également de nombreuses répercussions :

  • Moindre efficacité et tolérance des traitements anticancéreux,
  • Défaut de cicatrisation après une intervention chirurgicale,
  • Diminution de l’immunité et infections plus fréquentes,
  • Retentissement psychique et relationnel. 

Des signes à repérer

On parle de dénutrition lorsque la perte de poids est de 5 % en un mois ou de 10 % en six mois. Un amaigrissement doit toujours alerter, surtout s’il est rapide, et d’autant plus si le poids initial (avant le cancer et le début des traitements), est faible. En cas de prise en charge pour un cancer, il est important de se peser au moins une à deux fois par semaine et de tenir un carnet de poids pour garder un suivi actif de sa masse pondérale.   

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Mise en place de solutions adaptées

Pour prévenir la dénutrition ou éviter qu’elle ne s’aggrave, plusieurs conseils peuvent être donnés :

  • Adapter les portions à son appétit en se faisant plaisir,
  • Compléter ses repas avec des produits sucrés, matières grasses et/ou protéines,
  • Enrichir son alimentation avec des compléments nutritionnels oraux prescrits par le médecin,
  • Fractionner les prises alimentaires en rajoutant jusqu’à 6 ou 7 collations chaque jour,
  • Maintenir ou reprendre une activité physique.

En cas de dénutrition sévère, le recours à une nutrition artificielle peut s’avérer nécessaire.  

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