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1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Dr Ingrid Breuskin, chirurgienne en ORL et cervico-faciale, cheffe du Comité ORL

Ingrid BreuskinOriginaire des Ardennes belges, c’est à l’université de Liège qu’Ingrid Breuskin a suivi ses études de médecine « pour faire de la recherche dans le domaine médical ».  Son choix se porte sur l’ORL, après avoir hésité avec la gynécologie-obstétrique. A la clé, l’envie d’aller vers de la recherche sur les pathologies de l’oreille. « A l’issue de ma thèse en sciences, je me suis rendu compte que ce que j’aimais en clinique, c’était avant tout la cancérologie ORL ». Une vocation est née. Elle la conduit à Gustave Roussy en 2010 pour y suivre un Diplôme universitaire (DU) de cancérologie cervico-faciale. Elle y restera le temps d’un Diplôme universitaire européen de recherche clinique en cancérologie, « une expérience enrichissante car pluridisciplinaire et multi-professionnelle » et n’en repartira plus, gravissant les échelons pour devenir, en 2016, Cheffe du Comité cervico-facial.Membre du bureau du groupe tête et cou d’Unicancer, Ingrid Breuskin et son équipe travaillent également avec Corasso, une association de patients regroupant les personnes atteintes d’un cancer de la tête et du cou.

Pour la chirurgienne sa discipline est, « une magnifique spécialité », et plus particulièrement l’anatomie cervico-faciale. « Les patients, avec qui nous lions des liens durables, sont attachants, c’est ce qui rend notre métier si humain, avec l’impression de se sentir utile ». Sa plus grande fierté ? « Voir d’anciens malades en consultation qui, plusieurs années après un cancer vont bien et ont le sourire ». En dix ans, Ingrid Breuskin a vu se développer les techniques de reconstruction par lambeaux libres nerveux vascularisés (permet l’apport de nerf vascularisé pour réparer un nerf facial sectionné par exemple), la chirurgie robot-assistée et la chirurgie endonasale. « L’immunothérapie, en plein développement, a également changé la donne ». La cheffe de comité souligne enfin la progression dans les parcours de soins. « Les patients sont aujourd’hui davantage pris en charge dans leur globalité avec la préhabilitation et la médecine périopératoire ».

Ingrid BreuskinSeule ombre au tableau, le manque de visibilité des cancers ORL « qui sont souvent liés au tabac et à l’alcool, mais pas que…et restent assez méconnus du grand public ». Pour Ingrid Breuskin, beaucoup reste encore à faire sur la prévention de ces cancers et la prise en charge des séquelles esthétiques et fonctionnelles afin de restaurer notamment les troubles de la déglutition, de l’élocution et aussi de l’image de soi. La cheffe du Comité cervico-facial souhaite renforcer la prise en charge des lésions précancéreuses. Un diagnostic précoce avec le programme Interception de Gustave Roussy s’est mis en place il y a peu. Autre défi, les lésions en lien avec les papillomavirus humains (HPV) tant dans le versant de la prévention, que dans les traitements spécifiques avec des stratégies de désescalade. Enfin, avec le vieillissement de la population « Développer et améliorer la prise en charge, en clinique et en recherche des cancers ORL chez les patients de plus de 70 ans ».

Mère de deux enfants, Ingrid Breuskin tente, comme beaucoup de femmes à la carrière prenante, de concilier une carrière professionnelle intense avec sa vie de famille et reconnaît avoir la chance de se faire épauler « par un compagnon compréhensif ». A son arrivée, le service de chirurgie ORL comptait seulement 3 femmes seniors. « Aujourd’hui, il y en a 5. La proportion s’est inversée et c’est très bien ! ».

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