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1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Marion Aupomerol, gynécologue médicale et sexologue dans le service de pathologie mammaire et attachée au comité de Gynécologie

Durant ses études de médecine, Marion Aupomerol a aimé tous ses stages. D’où le choix, « un peu tardif », de la gynécologie médicale, une spécialité qui l’a séduite car « elle est variée, comporte de l’endocrinologie, cancérologie, imagerie… et pas de chirurgie ! Mais aussi parce que je me sens bien avec cette population féminine ». La découverte d’une vacation de gynécologie médicale au Kremlin-Bicêtre, sa fac d’origine, qui entérine sa décision.

En 2017, c’est dans le service de sénologie de Gustave Roussy que la jeune interne suit son 2e stage. Elle est rapidement confrontée, en tant qu’interne de gynécologie, à des patientes qui lui font part de leurs problématiques intimes et sexuelles. « N’étant pas formée à ces sujets, ni armée pour leur répondre, je me suis souvent retrouvée en difficulté…mais j’ai commencé à m’informer et à être capable de leur prodiguer de petits conseils ». Trois stages en obstétrique et un stage en échographie plus tard, le second virage a lieu, en 4e année d’internat dans le cabinet d’une gynécologue spécialisée en pathologies vulvaires. « Elle a ravivé mon envie de faire de la sexologie, m’a prise sous son aile et fait rencontrer son réseau ». En 2019, Marion Aupomerol débute son diplôme interuniversitaire (DIU) de sexologie à la faculté de médecine de Bichat à Paris. En parallèle, elle consacre sa thèse à un sujet marquant dans son internat : la communication entre les femmes atteintes d’un cancer du sein et les soignants en matière de santé sexuelle (à l’Institut Gustave Roussy). Sa volonté de rejoindre Gustave Roussy se concrétise et prend la forme d’une activité en oncologie dans le comité de Sénologie et de consultations de santé sexuelle pour les femmes suivies à l’Institut. Marion Aupomerol partage son temps entre la prévention (primaire via le programme Interception et secondaire via la « journée transition » post cancer du sein), le dépistage et la surveillance post-cancer du sein et cette consultation de santé sexuelle.

Ses deux consultations de santé sexuelle ne désemplissent pas. « Depuis quelques années, médias, réseaux sociaux, associations de patients et même soignants, se saisissent de cette thématique qui doit être considérée comme un véritable soin de support car elle retentit sur la qualité de vie des malades. D’autant que certaines femmes jeunes qui n’ont plus de rapports sexuels en raison de l’hormonothérapie par exemple peuvent parfois remettre en cause la prise de leur traitement ». Entre la création de supports d’information, la mise en place d’un réseau de santé sexuelle et gynécologique avec la ville la sensibilisation des soignants en oncologie, Marion Aupomerol est particulièrement active... Son plus grand défi serait de contribuer à créer une véritable offre d’onco-sexologie partout en France pour que les femmes soient prises en charge au mieux et dans leur globalité mais « cela demande des soignants et du temps ».

Heureuse de pouvoir « soulager les femmes entrant dans sa consultation avec un poids lourd à porter sur leurs épaules », elle avoue que ce croisement de disciplines nécessite beaucoup d’écoute. Un exercice qui se rapproche beaucoup de la psychologie et requiert une « disponibilité totale ». Pour souffler, lorsqu’elle ne travaille pas, Marion Aupomerol court, fait de la boxe, voyage et se ressource en famille et avec ses amis, « un hobby à part entière ». Son avenir, elle le voit à Gustave Roussy et en cabinet de ville pour « trouver un équilibre entre l’onco-sexologie et la gynécologie médicale chez des femmes comme vous et moi ». Elle aime évoluer dans ce monde exclusivement féminin…ou presque ! « Dans les congrès d’onco-sexologie, la majorité des intervenants restent des hommes... et plutôt âgés ! ».

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