À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer qui se tiendra le 4 février prochain, Gustave Roussy met en avant la thématique de l’intelligence artificielle, une technologie qui irrigue déjà de nombreux aspects de l’oncologie et dont le potentiel est amené à mieux appréhender la complexité du cancer et à personnaliser les traitements. À l’Institut, l’IA est avant tout développée comme un outil au bénéfice des patients, mais aussi des soignants, afin de les alléger de certaines tâches administratives et de leur redonner un temps précieux : celui de la relation humaine.

La révolution technologique que connaît actuellement notre société, marquée par le développement de l’intelligence artificielle, impose à l’ensemble des acteurs concernés de se positionner afin d’encadrer les pratiques et d’assurer un développement éthique et humain de l’IA.
À Gustave Roussy, cette technologie, qui est déjà utilisée en pratique courante au sein du département d’imagerie pour épauler les radiologues dans l’identification des lésions cancéreuses, est au cœur de nombreux projets de recherche, autant du point de vue du patient, afin de faciliter son parcours de soins, que de la recherche.
Médecins et chercheurs développent des projets d’IA à toutes les étapes de la maladie. Le projet NOMAT vise ainsi à identifier les lésions précancéreuses susceptibles d’évoluer vers un cancer. Pour améliorer la prise en charge des patients internationaux, un outil de traduction instantanée, fondé sur un traitement des données 100 % local, garantit confidentialité et sécurité des échanges. Enfin, dans l’après-cancer, des algorithmes permettront de mieux repérer les patients à risque d’effets secondaires à long terme, notamment dans le cadre du projet CANTO Biosensors.
Pour redonner du temps aux soignants et automatiser certaines tâches administratives, Gustave Roussy développe également des outils d’IA internes, qui seront bientôt capables d’épauler les oncologues. C’est le cas de MedGR, un assistant médical qui permettra d’analyser des dossiers médicaux volumineux, d’en produire une synthèse structurée, et d’extraire automatiquement les informations clés (diagnostic, traitements, examens), dans le respect du secret médical et du RGPD.
Enfin, du côté de la recherche, l’IA offre des perspectives importantes pour mieux appréhender la complexité du cancer et proposer des thérapies personnalisées à chaque patient. Avec son projet de jumeaux numériques, menés dans le cadre de l’IHU PRISM en collaboration avec CentraleSupélec et Dassault Systèmes (programme Meditiwin), Gustave Roussy ambitionne de modéliser virtuellement la tumeur et l’organisme de chaque patient afin de simuler l’évolution de la maladie et d’identifier, en amont, le traitement le plus efficace et le moins toxique pour un profil donné.
L’ensemble de ces innovations nécessite un cadre éthique rigoureux, permettant un développement sûr et contrôlé de l’IA, tout en s’assurant que la prise de décision repose toujours sur l’humain. C’est pour cette raison que Gustave Roussy, en plus de s’être doté d’un Data Access Committee, participe à la création de référentiels internationaux, permettant d’encadrer le recours à l’IA en oncologie.
► Pour en savoir plus sur cette thématique, lire notre dossier de presse.
► Pour découvrir en vidéo certains projets de recherche intégrant l’IA à Gustave Roussy, consultez notre playlist.