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GUSTAVE ROUSSY
1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Exposome, Hérédité, Cancer et Santé

Directeur
Gianluca Severi

Secrétariat
Sabine Moreira Faria
Tél.: +33 (0)1 42 11 51 63
Fax : +33 (0)1 42 11 53 15

Espace Maurice Tubiana, Niveau -1

Frise de présentation (bandeau): 
Exposome, Hérédité, Cancer et Santé

Exposome, Hérédité, Cancer et Santé

L’équipe Inserm « Exposome et Hérédité » est rattachée au Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (CESP).

Cette équipe étudie comment les facteurs individuels qui constituent l’exposome (comportements de santé, mode de vie, environnement professionnel, exposition environnementale à des polluants chimiques ou physiques, caractéristiques biologiques, etc.) et le terrain génétique interagissent pour influencer la survenue et l’évolution de pathologies chroniques fréquentes notamment les cancers, les maladies cardio-métaboliques et les maladies neurodégénératives liées au vieillissement.

Ainsi, l’équipe a pour objectif d’évaluer en détail l’exposition conjointe à de multiples facteurs de risque et d’étudier leur relation avec la survenue de maladies tout au long de la vie des individus, ainsi que leur influence sur l’évolution de ces maladies. Une des spécificités de l’équipe est l’étude de l’effet de l’exposome à travers les générations et la transmission des caractéristiques des personnes dans une même famille et sur plusieurs générations.

Ce programme de recherche repose principalement sur la cohorte prospective familiale E3N-E4N, des études cas-témoins portant sur des maladies spécifiques et d’autres bases de données, notamment celle de l’assurance maladie.

Exposome et Hérédité

La cohorte familiale e3n-e4n

E3N-E4N

L’équipe a mis en place et suit depuis 1990 la grande cohorte prospective française E3N. La cohorte compte 98 995 femmes, nées entre 1925 et 1950 et affiliées à la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale). Elles sont activement suivies par des auto-questionnaires envoyés tous les deux ou trois ans. L’étude E3N a produit de nombreux résultats sur la santé des femmes. E3N est la composante française de la grande cohorte européenne EPIC (10 pays, 500 000 sujets).

Depuis 2014, la cohorte E3N s’élargit aux membres de la famille des participantes d’origine : les enfants (génération G2) et petits-enfants (G3) des femmes E3N, ainsi que les pères de leurs enfants (G1) sont peu à peu inclus dans l’étude. À terme, la cohorte familiale E3N-E4N rassemblera 200 000 participants issus d’environ 20 000 familles, sur trois générations. Il n’existe au monde qu’une seule autre cohorte de cette ampleur rassemblant des familles sur trois générations. L’étude E3N-E4N cherche à mieux comprendre les facteurs de risque environnementaux et génétiques des principales maladies chroniques.

La cohorte familiale E3N-E4N collecte des données épidémiologiques, médicales et biologiques. Des informations sont recueillies par le biais de questionnaires de suivi (état de santé et mode de vie, notamment niveau d’activité physique, expositions professionnelles, expositions hormonales, passé reproductif, évolution de la corpulence, consommation de tabac et d’alcool, alimentation, etc.), papier ou web selon les générations. Les pathologies déclarées par les participants sont confirmées, validées et détaillées grâce au recueil de données complémentaires et de documents médicaux auprès de leurs médecins et, pour les femmes E3N, à l’obtention des données de remboursement de soins de ville fournies par la MGEN. Le projet d’appariement de l’ensemble de la cohorte E3N-E4N au SNDS (SNIIR-AM, PMSI,  CépiDC) est en cours.

L’élargissement de la cohorte aux nouvelles générations sera l’occasion de recourir à des outils innovants (bracelets connectés, capteurs de pollution, etc.), qui en feront une étude pionnière de l’e-épidémiologie.

La cohorte compte également des collections biologiques, 25 000 échantillons de sang et 47 000 de salive recueillis auprès des femmes E3N. Nous complétons cette banque biologique auprès des volontaires E4N (18 000 prélèvements salivaires pour la cohorte G1, à venir pour les G2 et G3). Une tumorothèque est en cours de constitution.

L’équipe a pour objectif d’enrichir ces collections existantes par des échantillons de sang, selles, cheveux et ongles pour une sous-cohorte extrêmement bien phénotypée de 50 000 personnes issues de 10 000 familles. Des financements sont recherchés pour cet investissement majeur (4.5 M€).   

Ces collections, couplées aux données collectées, permettront ainsi une approche globale pour étudier l'influence de facteurs comportementaux, environnementaux, biologiques, génétiques et épigénétiques au cours de la vie sur le risque et le pronostic des grandes pathologies chroniques (notamment cancers, maladies cardio-métaboliques, maladies neurodégénératives, asthme, dépression, endométriose, maladies rhumatologiques, vieillissement, etc.).

La cohorte familiale E3N-E4N fonctionne comme une infrastructure de recherche ouverte. Les données, anonymisées, sont accessibles à d’autres chercheurs académiques, sous contrôle et validation du comité institutionnel et du conseil scientifique de l’étude.

Mots-clés

Epidémiologie, biostatistiques, cohorte, exposome, génétique, épigénétique, cancers, maladie cardio-métaboliques, maladies neurodégénératives

Axes de recherche de l'équipe

  • Identifier et analyser le rôle de certains facteurs, notamment hormonaux, alimentaires et génétiques, dans la survenue des cancers et des autres grandes pathologies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, asthme, Parkinson...)
  • Etudier les associations entre les principales maladies chroniques, le mode de vie et des facteurs métaboliques (alimentation, activité physique, utilisation de traitements hormonaux, facteurs reproductifs, exposition précoce, ...)
  • Etudier les expositions aux polluants (de l'environnement professionnel et général) et leurs effets sur la santé
  • Analyser l'interaction entre les caractéristiques génétiques et ces facteurs de risque potentiels
  • Evaluer la relation entre les maladies chroniques et certains marqueurs biologiques (marqueurs de l'alimentation, de la pollution, du milieu hormonal, polymorphismes génétiques, ...)
  • Etudier les mécanismes biologiques liés au cancer, aux maladies cardiométaboliques ou neurodégénératives et identifier de nouveaux biomarqueurs pour la prédiction et le diagnostic précoce
  • Etudier les déterminants et les conséquences du déclin moteur au cours du vieillissement normal et pathologique
  • Etudier la survie et la qualité de vie après la survenue de pathologies chroniques (cancer, diabète…)
  • Étudier l’hérédité et la transmission des déterminants de santé

Résultats

Les principaux résultats de l’équipe de recherche décrivent les associations entre :

  • Les traitements hormonaux et le risque de cancer du sein, des ovaires, de l'endomètre et de la peau
  • L'activité physique et la survenue du cancer du sein
  • La consommation de fibres, de viande, de poisson, de calcium, de fer héminique et le risque de cancers colorectaux
  • La consommation de lipides, d'acides gras trans, de béta-carotène, d'alcool, de folate, de vitamines, de glucides, de tabac et le risque de cancer du sein
  • La consommation de phyto-estrogènes et le risque de cancers hormono-dépendants (sein, endomètre, ovaire)
  • La vitamine D et le risque de cancer du sein et du côlon
  • L’exposition solaire et le risque de cancers de la peau
  • Les mesures anthropométriques, l'alimentation, les facteurs environnementaux et le risque d'asthme
  • La corpulence, les THM, la consommation de café, de boissons sucrées, de viande, d’antioxydants, le groupe sanguin et le risque de diabète
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