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Gustave Roussy n'assure que les urgences des patients pris en charge à l'Institut.
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GUSTAVE ROUSSY
1er centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 000 professionnels mobilisés

Générations et Santé

Directeur
Gianluca Severi

Secrétariat
Sabine Moreira Faria
Tél.: +33 (0)1 42 11 51 63
Fax : +33 (0)1 42 11 40 00

Espace Maurice Tubiana, Niveau -1

Frise de présentation (bandeau): 
Générations et Santé

L’équipe Inserm « Générations et Santé » est rattachée au Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (CESP). Cette équipe de recherche s’intéresse à la santé en relation avec l’environnement et le mode de vie moderne, chez des sujets d’une même famille, ayant un terrain génétique, des habitudes et un environnement communs.

L’équipe a mis en place et suit depuis 1990 la grande cohorte prospective française E3N. La cohorte compte environ 100 000 femmes, nées entre 1925 et 1950 et affiliées à la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale). Elles sont activement suivies par des auto-questionnaires envoyés tous les deux ou trois ans. L’étude E3N a produit de nombreux résultats sur la santé des femmes.

Depuis 2014, la cohorte E3N s’élargit aux membres de la famille des participantes d’origine : les enfants (génération G2) et petits-enfants (G3) des femmes E3N, ainsi que les pères de leurs enfants (G1) sont peu à peu inclus dans l’étude. À terme, la cohorte familiale E3N-E4N rassemblera 200 000 participants sur trois générations. Il n’existe au monde qu’une seule autre cohorte de cette ampleur rassemblant des familles sur trois générations. L’étude E3N-E4N cherche à mieux comprendre les facteurs de risque environnementaux et génétiques des principales maladies chroniques.

E3N-E4N

La cohorte familiale E3N-E4N collecte des données épidémiologiques, médicales et biologiques. Des informations sont recueillies par le biais de questionnaires de suivi (état de santé et mode de vie, notamment passé reproductif, évolution de la corpulence, consommation de tabac et d’alcool, alimentation, niveau d’activité physique, etc.), papier ou web selon les générations. Les informations médicales déclarées par les participants sont confirmées, validées et détaillées grâce aux comptes rendus anatomopathologiques et à l’appariement à des bases de données médico-administratives (MGEN, SNIIR-AM - Système national d'information inter-régimes de l'Assurance Maladie, CépiDC - Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès).

La cohorte compte également des collections biologiques, 25 000 échantillons de sang et 47 000 de salive recueillis auprès des femmes E3N. Nous complétons cette banque biologique auprès des volontaires E4N (18 000 prélèvements salivaires pour la cohorte G1, à venir pour les G2 et G3). Une tumorothèque est en cours de constitution. L’élargissement de la cohorte aux nouvelles générations sera l’occasion de recourir à des outils innovants (bracelets connectés, capteurs de pollution, etc.), qui en feront une étude pionnière de l’e-épidémiologie.

Ces collections, couplées aux données collectées, permettront ainsi une approche globale pour étudier l'influence de facteurs environnementaux, génétiques et épigénétiques au cours de la vie sur le risque et le pronostic des grandes pathologies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, asthme, maladie de Parkinson, dépression, anxiété, endométriose, notamment).
La cohorte E3N-E4N fonctionne comme une infrastructure de recherche ouverte. Les données, anonymisées, sont accessibles à d’autres chercheurs universitaires, sous contrôle et validation du comité institutionnel et du conseil scientifique de l’étude.

Axes de recherche de l'équipe

  • Identifier et analyser le rôle de certains facteurs, notamment hormonaux, alimentaires et génétiques, dans la survenue des cancers et des autres grandes pathologies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, asthme, Parkinson...)
  • Etudier les associations entre les principales maladies chroniques, le mode de vie et des facteurs métaboliques (alimentation, activité physique, utilisation de traitements hormonaux, facteurs de reproduction, exposition précoce, ...)
  • Etudier l’exposition aux polluants et leurs effets sur la santé
  • Analyser l'interaction entre les caractéristiques génétiques et ces facteurs de risque potentiels
  • Evaluer la relation entre les maladies chroniques et certains marqueurs biologiques (marqueurs de l'alimentation, de la pollution, du milieu hormonal, polymorphismes génétiques, ...)
  • Etudier les mécanismes biologiques liés au cancer, aux maladies cardiométaboliques ou neurodégénératives et identifier de nouveaux biomarqueurs pour la prédiction et le diagnostic précoce
  • Etudier la survie et la qualité de vie après la survenue de pathologies chroniques (cancer, diabète…)
  • Étudier l’hérédité et la transmission des déterminants de santé

Résultats

Les principaux résultats de l’équipe de recherche décrivent les associations entre :

  • Les traitements hormonaux et le risque de cancer du sein, des ovaires, de l'endomètre et de la peau
  • L'activité physique et la survenue du cancer du sein
  • La consommation de fibres, de viande, de poisson, de calcium, de fer héminique et le risque de cancers colorectaux
  • La consommation de lipides, d'acides gras trans, de béta-carotènes, d'alcool, de folates, de vitamines, de glucides, de tabac et le risque de cancer du sein
  • La consommation de phyto-estrogènes et le risque de cancers hormono-dépendants (sein, endomètre, ovaire)
  • La vitamine D et le risque de cancer du sein et du côlon
  • L’exposition solaire et le risque de cancers de la peau
  • Les mesures anthropométriques, l'alimentation, les facteurs environnementaux et le risque d'asthme
  • La corpulence, les THM, la consommation de café, de boissons sucrées, de viande, d’antioxydants, le groupe sanguin et le risque de diabète
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